samedi 5 novembre 2016

Compte rendu de « Vouloir sa vie, la Gestalt-thérapie aujourd’hui » de Gonzaque Masquelier, sixième partie.



Le livre de Gonzague Masquelier


J’ai déjà évoqué dans ce blog deux types de méthodes psychologiques récentes, les thérapies comportementales et cognitives et la programmation neuro linguistique. Je vais aborder à présent une des méthodes les plus actuelles, la Gestalt-thérapie, à travers le livre de Gonzague Masquelier, Vouloir sa vie, la Gestalt-thérapie aujourd’hui

Les cinq pressions principales définies par les existentialistes sont 1) la finitude, 2) la solitude, 3) la responsabilité, 4) l’imperfection et 5) la quête de sens. Pour chacun de ces thèmes je vais aborder les manifestations psychiques qu’il engendre et comment la Gestalt-thérapie peut nous aider à trouver nos propres réponses.

2) La solitude
Les pressions existentielles de la finitude et de la solitude vont en général de pair, elles sont « cousines germaines » : par exemple, nous sommes seuls devant la mort.

Nous pouvons ressentir trois formes de solitude ; selon les périodes de notre vie et notre personnalité, l’une ou l’autre deviendra plus douloureuse :

a) Nous connaissons la solitude interpersonnelle, c’est-à-dire le sentiment d’être coupé des autres. Pour masquer cette solitude, nous pouvons multiplier les rencontres, mais parfois le vide reste. C’est la frustration de ne jamais pouvoir communiquer complètement avec les autres. Nous pouvons nous sentir seuls dans une foule.

b) La solitude intrapersonnelle, c’est-à-dire le sentiment d’être coupé de soi-même. Non seulement, je ne peux pas être parfaitement en contact avec les autres, mais je prends conscience que je ne peux pas être en « plein contact » avec moi-même. Je ne sais pas vraiment qui je suis, mon inconscient me gouverne sans que je puisse véritablement le connaître. C’était la première consigne du philosophe grec Socrate à ses disciples : « Connais-toi toi-même » (pas évident !). Pour certains, la dépression s’installe dès qu’ils s’arrêtent, dès qu’ils se donnent le temps d’essayer d’être à l’écoute d’eux-mêmes et qu’ils n’y parviennent pas.

c) En dernier lieu, nous sommes sensibles à une troisième forme de solitude, la solitude existentielle. Fondamentalement, nous sommes seuls au monde. Nous ne savons pas s’il y a un lien entre l’univers et nous, s’il y a une force ou une entité qui a créé ou crée le monde ? Sommes-nous là en définitive par hasard comme les grains de sable d’une plage ?

Ces grandes interrogations existentielles s’accentuent à certaines périodes de la vie et s’amplifient souvent après un deuil ou un traumatisme.

La Gestalt-thérapie s’intéresse à ce qu’elle appelle le « contact »,  ce qui s’échange entre les autres et moi (première source de solitude), entre mes propres besoins et moi (deuxième source de  solitude) et entre l’univers et moi (troisième source de solitude).

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.

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