mercredi 26 juillet 2017

Le cold reading (quatrième partie).


Craig Browning.

J’ai écrit trois articles dans ce blog sur le cold reading  mais, en discutant avec mon ami le mentaliste Éric Bertrand (un des deux auteurs de Douceurs mentales qui prépare pour bientôt un nouveau livre), je me suis rendu compte que j’avais omis beaucoup de sources (notamment anglaises).

Tout d’abord, le mentaliste débutant pourra, pour commencer, lire l’opuscule de Lee Earle sur le sujet intitulé The Classic Reading. Cet ouvrage de base a été publié pour la première fois en 1989. Il explique en détail comment aborder le domaine du cold reading.

Je lui conseille ensuite de lire un opuscule formidable et gratuit qui a été réalisé par Craig Browning, Learning Cold reading. La bibliographie y est à la fois riche et commentée (il distingue les livres suivant le niveau des pratiquants : débutants, intermédiaires, avancés). 

Une remarquable bibliographie, elle aussi commentée, a été faite par Doug Dyment et publiée sur son site.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 23 juillet 2017

Résumé du contenu du blog de Jean-François Gérault sur le mentalisme, le développement personnel, l'hypnose et la mnémotechnie.



Une photographie du blog.

Ce blog a pour but d'initier au mentalisme, au développement personnel, à l'hypnose et à la mnémotechnie.

Les thèmes qui y sont abordés sont le cold reading, la double réalité, le cumberlandisme, les chair tests, les book tests, les bank nights, la télépathie, les ACAAN, le pliage Acidus Novus, les méthodes de développement personnel.

J'ai écrit un ouvrage spécifique pour les gens qui débutent dans ces domaines : Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie.

J'ai deux pages Facebook consacrées à ces sujets dont une entièrement dévolue à mon livre : Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie et l'autre intitulée Jean-François Gérault, mentaliste écrivain.

Je fais des soirées privées sur le thème de l'hypnose et du mentalisme. J'endors au moins cinq personnes par soirée. Je montre des expériences d'anesthésie, de régression dans le temps, d'oubli de chiffre au réveil.

J'écris des articles pour le site de prestidigitation de référence français Virtual Magie.

Mon blog est le seul où vous trouverez une initiation complète à ces 4 domaines : le mentalisme, l'hypnose, la mnémotechnie, le développement personnel.

Vous pouvez ensuite me contacter par Internet et prendre des cours avec moi.

Mon blog est très pédagogique et vous pourrez très rapidement pratiquer des expériences de mentalisme, d'hypnose ou de mnémotechnie.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

jeudi 20 juillet 2017

Pause dans le blog avec « La mémoire et Marcel Proust » (deuxième partie).


Le premier tome d'A la recherche du temps perdu.



L’étude de la mémoire de Marcel Proust est complètement différente de celle de la mnémotechnie, elle est basée sur la sensation et le souvenir. L’auteur ne parvient pas à se remémorer avec précision sa vie d’enfant mais c’est en mangeant une madeleine dans une tasse de thé (sens gustatif et olfactif), que sa mère lui propose, qu’il se souvient tout à coup de pans entiers de son passé et plus particulièrement de sa tante Léonie, qui a été la première personne à lui proposer ce curieux mélange de thé et de gâteau, quand il était enfant. Voici quelques extraits de la description de la tante Léonie dans le premier tome d’A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann par Marcel Proust.

« La cousine de mon  grand-père — ma grand-tante — chez qui nous habitions, était la mère de cette tante Léonie qui, depuis la mort de son mari, mon oncle Octave, n'avait plus voulu quitter, d'abord Combray, puis à Combray sa maison, puis sa chambre, puis son lit et ne «descendait » plus, toujours couchée dans un état incertain de chagrin, de débilité physique, de maladie, d'idée fixe et de dévotion. Son appartement particulier donnait sur la rue Saint-Jacques qui aboutissait beaucoup plus loin au Grand-Pré (par opposition au Petit-Pré, verdoyant au milieu de la ville, entre trois rues), et qui, unie, grisâtre, avec les trois hautes marches de grès presque devant chaque porte, semblait comme un défilé pratiqué par un tailleur d'images gothiques à même la pierre où il eût sculpté une crèche ou un calvaire. Ma tante n'habitait plus effectivement que deux chambres contiguës, restant l'après-midi dans l’une pendant qu'on aérait l’autre. […]

Dans la chambre voisine, j’entendais ma tante qui causait toute seule à mi-voix. Elle ne parlait jamais qu'assez bas parce qu’elle croyait avoir dans la tête quelque chose de cassé et de flottant qu’elle eût déplacé en parlant trop fort, mais elle ne restait jamais longtemps, même seule, sans dire quelque chose, parce qu'elle croyait que c'était salutaire pour sa gorge et qu'en empêchant le sang de s'y arrêter, cela rendrait moins fréquents les étouffements et les angoisses dont elle souffrait ; puis, dans l’inertie absolue où elle vivait, elle prêtait à ses moindre sensations une importance extraordinaire ; elle les douait d’une motilité qui lui rendait difficile de les garder pour elle, et à défaut de confident à qui les communiquer, elle se les annonçait à elle-même, en un perpétuel monologue qui était sa seule forme d'activité. Malheureusement, ayant pris l’habitude de penser tout haut, elle ne faisait pas toujours attention à ce qu'il n'y eût personne dans la chambre voisine, et je l'entendais souvent se dire à  elle-même : « Il faut que je me rappelle bien que je n'ai pas dormi» (car ne jamais dormir était sa grande prétention dont notre langage à tous gardait le respect et la trace : le matin Françoise ne venait pas « l'éveiller », mais « entrait » chez elle ; quand ma tante voulait faire un somme dans la journée, on disait qu'elle voulait « réfléchir » ou « reposer » ; et quand il lui arrivait de s'oublier en causant jusqu'à dire : « ce qui m'a réveillée» ou «j'ai rêvé que », elle rougissait et se reprenait au plus vite). »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 19 juillet 2017

Pause dans le blog avec « La mémoire et Marcel Proust » (première partie).


C'est incroyable, ce que peut provoquer une simple madeleine.



L’étude de la mémoire de Marcel Proust est complètement différente de celle de la mnémotechnie, elle est basée sur la sensation et le souvenir. L’auteur ne parvient pas à se remémorer avec précision sa vie d’enfant mais c’est en mangeant une madeleine dans une tasse de thé (sens gustatif et olfactif), que sa mère lui propose, qu’il se souvient tout à coup de pans entiers de son passé et plus particulièrement de sa tante Léonie, qui a été la première personne à lui proposer ce curieux mélange de thé et de gâteau, quand il était enfant. Ses relations avec cette tante Léonie sont remarquablement décrites dans le Dictionnaire amoureux de Marcel Proust de Jean-Paul et Raphaël Enthoven dont je vais m’inspirer pour cet article.

Les deux auteurs parlent ainsi de tante Léonie :

« Pourquoi les souvenirs d'enfance du Narrateur font-ils une telle place à tante Léonie ? Pourquoi se passionne-t-il pour l'agonie, les discussions et les soliloques d'une personne qu'il n'aime pas particulièrement (tante Léonie n’est pas sa grand-mère, et la perspective de sa mort ne le touche pas autrement que comme l'ultime bizarrerie d'un personnage qu'il se contente de respecter sans effort) ?
Sans doute, parce que cette dame si pieuse, cette maniaque « toute confite en dévotion » avec qui il aurait juré n'avoir aucun point commun est aussi, d'abord, et même avant Bergotte, le premier écrivain qui croise la vie du jeune Marcel. Et il n'est pas absurde, à cet égard, de comparer tante Léonie à Marcel Proust lui-même dont l'oblomovisme (ou la vie de reclus recouvert de bouillottes et de pelisses) ressemble d'assez près à l'existence monotone de la vieille bigote.

Le fait est que tante Léonie, que tout effraie, qui ne sort pas de chez elle parce que la peur (plus que la maladie) la rive à la « pure matière » de son lit, la seule personne de la famille qui n'eût pu encore comprendre que lire, c'était autre chose que de passer son temps à « s'amuser », enseigne au Narrateur les rudiments de son art.

Car tante Léonie, tout à l'ennui qui la comble, transforme en événements, sans y assister, les péripéties minuscules de  son voisinage. C'est elle, ainsi, qui, des années avant Elstir, lui apprend à contempler une botte d’asperges avec le même intérêt que le plafond de la Sixtine ; elle qui lui donne le goût de deviner le temps qu'il fait sans quitter son lit (ni même ouvrir les yeux) ; elle dont le monologue perpétuel face au portrait de son mari invite son petit-neveu à rendre la vie aux fantômes par une addition de sang ; elle enfin dont l'inertie absolue détermine l'importance extraordinaire qu'un écrivain accorde à ses moindres sensations... Pas de doute, « madame Octave » (comme l'appelle Françoise) connaît la musique. Comment s’étonner dès lors, que la saveur d’une petite Madeleine (c’est-à-dire le premier temps de la mémoire involontaire) expédie illico le Narrateur dans la chambre de la grabataire ? »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

jeudi 13 juillet 2017

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, La création du chapelet, Annexe A, suite (vingt-huitième partie).

Le chapelet Joyal.


Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).



 «  La création du chapelet Joyal (version picoeur-trécar).
Il y a deux versions du chapelet Joyal, la version européenne (picoeur-trécar, pique, cœur, trèfle, carreau) et la version américaine (trécoeur-picar). Nous étudierons la version européenne.

LA GRILLE

Une fois posées les fondations avec trois suites mathématiques simples, les nombres premiers et l'ordre des familles, je me sens prêt à attaquer le problème principal. Je dois associer chacune des cinquante-deux cartes à un numéro de 1 à 52.

J'ai tracé sur ma table une grille constituée de cinq rangées de dix cases et, au-dessous, une rangée supplémentaire de deux cases. J'ai appelé rangée 1 la rangée du haut. Celle du bas devient  la rangée 6. J'ai numéroté de 1 à 10 les dix colonnes de gauche à droite. Chaque case porte un numéro de 1 à 52, la case 1 est dans l'angle supérieur gauche. Ces cases correspondent aux cinquante-deux rangs. J'ai fait les cases de ma grille de la taille des cartes à jouer réelles, ainsi je peux étaler les cartes en développant l'ordre du chapelet.

LE MILIEU ET LA FIN

Je dois commencer quelque part. Il me semble qu'il serait utile d'avoir un « break » reconnaissable à la moitié du jeu. La carte associée au rang 26 doit être une carte que je n'oublierai pas. Ainsi, si j'ai besoin de couper le jeu en deux paquets égaux, je n'aurais qu'à couper à cette carte.

Mon choix de cette carte est plutôt subjectif (Pour des raisons très subjectives propres à Martin Joyal, la carte à la position 26 est le 6 de trèfle).

Puisque la carte de rang 26 est une carte remarquable, pourquoi ne pas en avoir une autre au rang 52 ? Un second six serait une bonne idée. Le six de carreau est choisi. Je place cette carte dans la case 52 de ma grille.

LES DIX PRENNENT LES CINQ

Pour garder les choses simples, j'utilise le premier type de suite pour placer les quatre dix dans les cases 5, 15, 25, et 35, et les cinq dans les cases 10, 20, 30, et 40. J'ai utilisé l'ordre « picoeur-trécar » pour ces cartes, allant du dessus au-dessous dans l'arrangement.

Pourquoi ai-je associé les dix à des multiples de cinq et les cinq à des multiples de dix plutôt que l'inverse, ce qui aurait été plus facile à retenir ? Un effet que je souhaite faire avec cet arrangement est « La Carte au nombre », dans lequel un numéro est librement nommé, puis la carte de ce numéro est forcée. Si le numéro nommé est un dix, il me semble qu'avoir un dix en position 10 semblerait suspect. Donc, j'intervertis les dix et les cinq dans l'arrangement.

Étalant ces huit cartes, j'en ai alors déjà dix en place dans la grille.

LES AS PAR DOUZAINE

Je réfléchis ensuite à la position des as. La suite 1, 2, 3, 4 mettrait les as ensemble au-dessus du jeu. Ceci, bien sûr, est inacceptable. L'utilisation de la suite 1, 2, 4, 8 mettrait encore les as trop proches les uns des autres. L'utilisation de la suite 1, 11, 21, 31 s'ajouterait aux combinaisons déjà adoptées pour les cinq et les dix, ce que je ressens comme une répétition indésirable.

Deux des six sont déjà en place dans la grille, mais le rang 6 est toujours libre. Je constate qu'en utilisant la suite 6 12 24, 48, je peux répartir les as au travers de l'arrangement. C'est une suite facile à retenir, car on peut penser à une demi-douzaine, une douzaine, deux douzaines et quatre douzaines. Par conséquent, je place les quatre as dans ces cases, en utilisant à nouveau l'ordre « picceur-trécar ».

LES SEPT DE CHANCE ET LES NEUF

Si vous multipliez n'importe quel nombre par un nombre pair, le chiffre des unités du résultat sera toujours 0, 2, 4, 6, ou 8. Multiplier par 5 donne toujours un résultat finissant par 0 ou 5. Et multiplier par 1, 3, 7, ou 9 produit des résultats dont le chiffre des unités couvre la gamme de 0 à 9. J'ai un faible pour ces nombres, 1, 3, 7 et 9.

La suite 7, 14, 21, 28, dans laquelle 7 est successivement multiplié par 1, 2, 3 et 4, paraît un bon choix pour les sept. Ils ne seront pas trop proches les uns des autres et ils correspondront à des rangs finissant par des chiffres différents. Penser au 7 comme à un nombre de chance aidera à se rappeler les rangs donnés aux sept. En utilisant encore l'ordre « piceur-trécar », les sept sont étalés sur la table. Puisque les multiples de sept ne sont pas psychologiquement aussi évidents que les multiples de 10, et puisque seul le premier sept sera à une position correspondant à sa valeur, je ne ressens pas le même risque de suspicion qui se présentait quand j’étudiais le positionnement des dix.

Après les sept, j’attaque le problème des neuf, en utilisant la même stratégie. La suite 9,18, 27, 36 est choisie et les cartes sont placées dans leurs cases correspondantes. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Le chapelet, compte rendu du livre « Chaos, l’apparence du hasard » de Martin Joyal, La création du chapelet, Annexe A, (vingt-septième partie).


Martin Joyal et son livre sur les chapelets.

Pour moi, un des livres qui décrit au mieux les possibilités des chapelets d’une façon analytique est l’ouvrage d’un prestidigitateur de langue anglaise Martin Joyal, Chaos, l’apparence du hasard paru en France en 2010 (il est sorti en anglais sous le titre The Six-Hour Memorized Deck en 1997).



«  La création du chapelet Joyal (version picoeur-trécar).

Il y a deux versions du chapelet Joyal, la version européenne (picoeur-trécar, pique, cœur, trèfle, carreau) et la version américaine (trécoeur-picar). Nous étudierons la version européenne.

LE BUT

Lors de mes premières réflexions sur la création d'un jeu arrangé mémorisé, mon principal désir fut de trouver une manière facile d'apprendre l'ordre des cinquante-deux cartes, en utilisant des suites mathématiques simples et courtes. Par exemple, dans la suite 1, 2, 3, 4, chaque nombre est supérieur de un par rapport à celui qui le précède. Un autre exemple est 1, 4, 7, 10, dans lequel chaque nombre augmente de trois par rapport au précédent, comme dans le chapelet Si Stebbins.

Mon objectif est donc de trouver une suite appropriée pour chaque valeur du jeu. Le premier inconvénient à surmonter est le fait que le système numérique que nous utilisons quotidiennement est un système décimal, utilisant les chiffres de 0 à 9, alors qu'un jeu de cartes utilise un système numérique de base treize, contenant quatre familles, ayant chacune treize valeurs. Les figures présentent donc un problème pour les utilisateurs du système décimal. Si un jeu n'était fait que des cartes à points, les choses auraient été plus simples !

TROIS SUITES SIMPLES

Quand j'ai commencé à développer le chapelet, j'ai essayé plusieurs sortes de suites. Après réflexion, j'en ai gardé trois, toutes constituées de quatre nombres faciles à retenir.

Dans l'idéal, le premier nombre de la suite doit correspondre à la valeur d'une des cartes. Le premier type de suite utilise une progression arithmétique de raison dix, c'est-à-dire que chaque nombre est augmenté de dix par rapport à celui qui le précède. Un exemple d'une telle suite est 5, 15, 25, 35. Ce type de suite convient à toutes les valeurs de l'as au roi.

Le second type de suite utilise une progression géométrique et peut être représentée ainsi : 1n, 2n, 3n, 4n. En d'autres termes, un nombre est multiplié successivement par 1, 2, 3 et 4. La suite 7, 14, 21, 28 en est un exemple ( ainsi dans le chapelet Joyal, le 7 de cœur est à la septième position, le sept de pique à la 14 ème, le 7 de trèfle à la 21 ème position, le 7 de carreau à la 28 ème position) . Ce type de suite convient également à toutes les valeurs de l'as au roi.

Le troisième type de suite utilise une progression exponentielle et peut être représentée ainsi : 1n, 2n, 4n, 8n, dans laquelle un nombre est multiplié successivement par 1, 2, 4 et 8. La suite 4, 8, 16, 32 en est un exemple. Ce type de suite ne convient qu'aux valeurs de l'as au six, car une valeur supérieure à six donnerait un résultat supérieur à cinquante-deux ce qui, bien sûr, n'existe pas dans un jeu de cartes.

LES NOMBRES PREMIERS

Les trois suites expliquées ci-dessus ont un inconvénient. Quelques nombres n'apparaîtront jamais car ils ne sont pas multiples d'autres nombres. Ces nombres sont les nombres premiers. Enfant, j'ai appris qu'entre 1 et 52, les nombres 1, 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43 et 47 sont tous des nombres premiers. De nos jours, 1 n'est pas considéré comme nombre premier, mais je me suis tenu à ma formation de jeunesse.

Curieusement, ce qui semble un inconvénient contient la solution au problème posé par les figures. Il y a douze figures et seize nombres premiers. Pourquoi ne pas, alors, garder les nombres premiers pour les figures ?

L'ORDRE DES FAMILLES

J'ai vu que l'utilisation d'un ordre spécifique des familles aiderait à la mémorisation d'un arrangement de jeu complet. Peut-être parce que je suis canadien français, j'ai toujours préféré l'ordre « picoeur-trécar » des familles. Par conséquent, j'ai choisi cet ordre quand j'ai développé le chapelet. Toutefois, reconnaissant que l'ordre « trécœur-picar » est prévalant dans les pays anglophones, j'ai adapté plus tard le montage pour suivre cet ordre des familles, pour ceux qui le préfèrent. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 10 juillet 2017

Compte rendu de « Gestalt thérapie » de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline, dixième partie, « Le contact est découverte et construction de la solution à venir » et « Le self et ses identifications » dans « La structure du développement ».


Le self.

Osho nous dit : "Je peux parler indéfiniment car je n'ai pas d'enseignement."

Je vais aborder à présent une des méthodes les plus actuelles de psychothérapie, la Gestalt thérapie, à travers le livre de Frederick Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline, Gestalt thérapie. Je continuerai par « Le contact est « découverte et construction » de la solution à venir » et «Le self et ses identifications » dans « La structure du développement ».

Cet article fait suite à celui-ci.

Première partie : LE CONTACT, PREMIÈRE RÉALITÉ

Dixième partie. Le contact est « découverte et construction » de la solution à venir.

« L'intérêt est ressenti pour un problème présent et l'excitation monte en direction de la future solution, encore inconnue. L'assimilation de la nouveauté apparaît dans le moment présent à mesure du passage dans le futur. Le résultat de cette assimilation n'est jamais un simple réaménagement des situations inachevées de l'organisme, mais une configuration qui contient du nouveau matériel tiré de l'environnement et qui est donc différente de ce dont on pourrait se souvenir ou de ce que l'on pourrait deviner, comme l'œuvre d'un artiste est toujours, pour lui, nouvelle et imprévisible lorsqu'il a son matériel en mains.

Ainsi, en psychothérapie, recherchons-nous comment des situations inachevées peuvent faire pression dans la situation présente. Par l'expérimentation au présent de nouvelles attitudes et d'un nouveau matériel tiré de l'expérience de la réalité du quotidien, nous tendons en conséquence vers une meilleure intégration. Le patient ne fait pas appel à ses anciens souvenirs, ce qui reviendrait à battre indéfiniment les mêmes cartes, mais « se découvre » et « se construit ». (Freud a parfaitement compris l'importance des nouvelles conditions dans la situation présente quand il parle de l'inévitable transfert de la fixation enfantine sur la personne de l'analyste. Le sens thérapeutique du transfert ne réside toutefois pas dans le fait qu'il s'agit de la même vieille histoire, mais qu'il est désormais élaboré de manière différente en tant qu'aventure présente : l'analyste est un autre genre de parent. Il est clair que, malheureusement, certains blocages et tensions ne peuvent être libérés s'il n'y a pas un véritable changement de l'environnement, offrant de nouvelles possibilités. Si l'on modifiait les institutions et les mœurs, on verrait nombre de symptômes récalcitrants s'évanouir immédiatement.)

Onzième partie.              Le self et ses identifications

Appelons « self » le système de contacts à tous les instants. En tant que tel, le self varie avec souplesse : ses variations suivent les besoins organiques dominants et la pression des stimuli de l'environnement. C'est le système de réponses ; il diminue pendant le sommeil, lorsque le besoin de réponses se fait moins sentir. Le self est la frontière-contact à l'œuvre ; son activité consiste à former figures et fonds.

Il nous faut opposer cette conception du self à la « conscience » (consciousness) oisive de la psychanalyse orthodoxe, dont la fonction consiste simplement à observer et à rapporter ses observations à l'analyste, à coopérer sans interférer. Les écoles parafreudiennes révisionnistes, les reichiens ou l'Ecole de Washington par exemple, tendent à réduire le self dans toutes ses dimensions en un système limité à l'organisme ou à la société interpersonnelle. Dans le sens strict du terme, il ne s'agit pas alors de psychologie mais de biologie, de sociologie, etc. Mais le self est précisément l'intégrateur ; il est l'unité de synthèse, comme dit Kant. C'est l'artiste de la vie. Ce n'est qu'un petit facteur dans l'interaction totale organisme/ environnement mais c'est à lui que revient le rôle crucial de découvrir et de construire les significations par lesquelles nous nous développons.

La description de la santé et de la maladie psychologiques est simple. C'est une question d'identifications et d'aliénations  du self. Si un individu s'identifie à son self en formation, n'essaie pas d'inhiber l'excitation créative qui le pousse à découvrir la solution à venir, et, réciproquement, s'il aliène ce qui, organiquement, ne lui est pas propre et ne peut donc être vitalement intéressant mais s'avère être plutôt un facteur perturbateur de la figure/fond, alors il est psychologiquement sain car il n'hésitera pas à employer tous ses pouvoirs pour résoudre les difficultés qui se présenteront à lui. Mais si, au contraire, il s'aliène et, à cause de fausses identifications, essaie de conquérir sa propre spontanéité, il fera de sa vie une chose fade, confuse et douloureuse. Nous appellerons moi (ou ego)  le système d'identifications et d'aliénations.

Dans cette optique, notre méthode thérapeutique sera la suivante : au moyen d’expérimentations de la conscience immédiate délibérée de nos différentes fonctions, exercer le moi, c’est-à-dire les différentes identifications et aliénations, jusqu’à faire revivre spontanément le sentiment que « c’est moi qui suis en train de penser, de percevoir, de sentir, de faire ». Arrivé à ce stade, le patient est capable de se prendre en main. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.