lundi 2 juillet 2018

Compte rendu du livre « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans » de Fritz Perls (vingt-neuvième partie).




Contact et retrait en Gestalt-thérapie


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois passionnant, précis et instructif sur la création de la Gestalt-thérapie. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans »  de Fritz Perls.

Cet article est la suite de celui-ci.

Voici le résumé de ce livre.

Je suis bloqué, ne sachant s'il faudrait parler de mon ami mort, Paul Weiss, qui faisait partie intégrante de mon intérêt croissant pour le Zen, ou continuer à raconter mon voyage autour du monde. Je constate qu'en parlant de Paul mon écriture se fait de plus en plus petite. En effet, je me sentais souvent petit en sa présence.

Paul, si seulement je pouvais faire plus que de vous sortir de ma poubelle. Si seulement je pouvais vous ramener à la vie. Vous étiez solide et authentique, sage et cruel. Généralement, d'une exigence cruelle envers vous-même. Vous vous discipliniez en demeurant dans la posture du lotus, et en exigeant de vous-même une pensée claire et honnête. N'acceptant jamais de compromis pour l'essentiel.

Vous avez été une des rares personnes que j'aie écoutées dans nia vie. Même si ce que vous disiez me semblait absurde sur le moment, je l'encaissais au niveau des tripes et le laissais mûrir. Presque toujours cela portait fruit.

Ses commentaires n'étaient pas toujours critiques. Il me donna une fois un bon coup d'épaule. J'essayais de venir à bout de Heidegger et Paul fit cette remarque : « Qu'as-tu besoin de Heidegger ? Tu as dit la même chose mieux que lui, et plus lucidement. »

Paul et Lotte formaient le plus étonnant des couples. C'était un tombeur, et elle était indestructible. Lotte posait les questions les plus agaçantes avec le plus exquis des sourires (Lotte est douce et charmante, elle fait bien la cuisine viennoise), et il lui tombait dessus avec violence et amour.

J'ai rencontré Lotte pour la première fois après une conférence que j'avais faite à la « Société pour l’avancement de la psychiatrie » sur « la théorie et la technique de l'intégration de la personnalité ». Elle se mit à travailler avec moi. Nous devînmes, et sommes restés, très bons amis.

Paul, qui faisait des recherches sur le cancer, avait une grave névrose obsessionnelle. Il travaillait surtout avec Lore et devint un excellent thérapeute, surtout dans les cas limites. En dehors de la Gestalt-thérapie, il s'était passionné pour le Zen, avait fait plusieurs voyages au Japon et invité ici quelques moines zen. Lotte se plaignait de cette invasion de leur maison si bien tenue.

Dès lors, je devins de plus en plus fasciné par le Zen, sa sagesse, son potentiel, son attitude non moralisatrice. Paul essayait d'intégrer le Zen à la Gestalt-thérapie. Pour ma part, je tentai plutôt de créer une méthode viable d'ouverture vers cette sorte de transcendance humaine de soi, pour l'homme occidental. Je fus encouragé en cela par Aldous Huxley, qui présenta Gestalt-Thérapie comme « le seul livre psychothérapique qui vaille la peine d'être lu ».

Du point de vue du Zen, mon séjour au Japon fut un échec. Cela renforça ma conviction que, comme en psychanalyse, il y a quelque chose qui ne va pas s'il faut des années et des décennies pour n'aboutir à rien. Le mieux qu'on puisse dire, c'est que la psychanalyse engendre des psychanalystes comme l'étude du Zen des moines.

Autant leur valeur à tous les deux, en tant qu'élargissement de la conscience et libération du potentiel humain, doit être affirmée, autant leur efficacité doit être niée. Ces méthodes ne peuvent être efficaces puisqu'elles ne sont pas centrées sur la double polarité du contact et du retrait sur le rythme de la vie.     

Hier je n'avais pas du tout envie d'écrire. J'avais donné à Kay les premières pages de cette section à taper. Après cela, j'avais ressenti un vide, rien pour me guider, rien pour remplir le vide du néant.

Un millier de fleurs en plastique
Ne font pas fleurir un désert     
Un millier de fantômes vides    
Ne remplissent pas une chambre.

Et puis, la nuit dernière, l'exploration tâtonnante a repris, dans différentes directions. Plus que des souvenirs et des expériences, je veux sauver du naufrage ma philosophie de la Gestalt. Je veux me faire comprendre dans un langage accessible à tous. Je veux apporter une théorie vivante qui soit exacte sans être rigide. Je veux, je veux, je veux, moi, moi, moi, moi.

Qu'est-ce que « Moi » ? Une composition d'introjections (comme l'a suggéré Freud), une chose que le neurologue peut localiser dans le cerveau, l'organisateur de nos actions, le capitaine de mon âme ? Rien de cela. Un petit enfant n'a pas encore de « je ». Il parle de lui-même à la troisième personne. Les Esquimaux utilisent la troisième personne du singulier pour « je ».  Certaines tribus du Pacifique Sud disent « ici » à la place de je ».

Nous avons vu que la Gestalt biologique, qui émerge en tant qu'organisateur transitoire, prend le contrôle de l'organisme dans son entier. Chaque organe, les sens, les mouvements, les pensées se subordonnent d'eux-mêmes à tel besoin qui apparaît et, dès que ce besoin est satisfait, tournent casaque et changent de nature, puis se retirent à l'arrière-plan. Dès qu'apparaît le besoin suivant, toutes les parties se mettent à son service, et, chez un être en bonne santé, concourent toutes à l'accomplissement de la Gestalt. Toutes les parties de l'organisme s'identifient temporairement avec la Gestalt émergente.

Un processus similaire se produit au niveau social. En cas de danger, d'inondation, de tremblement de terre, à l'occasion de la célébration d'une victoire, beaucoup de gens s'identifient avec l'événement et y participent, se joignent aux autres pour assister à l'événement et y contribuer.

Le « je », c'est l'expérience de l'image au premier plan. C'est la somme de tous les besoins qui émergent, le comptoir de règlement de leur satisfaction. C'est le facteur qui reste constant dans la relativité des rapports entre demandes intérieures et extérieures. C'est le facteur de responsabilité pour tout ce à quoi il s'identifie : Respons-able, capable de répondre à la situation — pas « responsable » dans le sens moraliste d'accepter des obligations dictées par le devoir.

Dans l'exemple du déséquilibre hydrique : les deux affirmations « J'ai soif » et « Je n'ai pas soif » sont non pas des contradictions logiques, mais des états différents de déshydratation ou de non-déshydratation.

Jusqu'ici, tout va bien ! Nous reconnaissons que « je » n'est pas une chose statique, mais le symbole d'une fonction d'identification. Cependant, nous ne sommes certainement pas sortis de l'auberge. Tout d'abord, quand Freud parle d'introjection totale, il veut dire aussi processus d'identification. Si une jeune fille a introjecté sa mère, dit-il, elle s'identifie tellement à elle qu'elle se comporte « comme si » elle était sa mère.
De plus le terme « identification » est un terme descriptif et ne nous dit pas grand-chose de ce qui se passe réellement.

Finalement, ce terme a besoin d'être clarifié davantage : « identification » doit être distingué de « identification à » et d' « être identifié avec ».

Il semble à présent que nous ayons à jouer à des jeux d'adaptation sémantique.           Un des buts de ma philosophie est d'être cohérente, c'est-à-dire applicable à tous les événements qui se produisent, dans le monde inorganique aussi bien que dans le monde organique. Plus le support intellectuel embrassera de choses, moins il y aura d'instabilité au niveau plus élevé des superstructures.

Depuis ma rencontre avec Friedlander, j'ai appris l'art des polarisations adéquates. Le contraire de l' « identification avec » c'est l'aliénation. L'aliénation de soi est devenue l'un des termes importants de la psychiatrie existentielle.


Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


Compte rendu du livre « Jyotish, astrologie de l’Inde, volume 1, fondements philosophiques et techniques » du Pandit Vishwanath Shastri (deuxième partie, détermination de l'Ascendant d'une personne).





Le thème en astrologie indienne de George Bush.


Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur l’astrologie hindoue à la suite des traductions que j’ai effectuées du blog de l’astrologue védique Vrajabasi Das. Il y a sur le sujet un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, clair et passionnant : « Jyotish, astrologie de l’Inde, volume 1, fondements philosophiques et techniques » du Pandit Vishwanath Shastri. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog.

Aujourd’hui, je vais vous expliquer comment on détermine l’Ascendant d’une personne.

Détermination de l’Ascendant d’une personne.

La détermination de l'Ascendant et de la position des planètes nécessite de connaître diverses données relatives à la personne concernée, puis de relever différents éléments dans les livres suivants : Ephémérides, Traité de l'heure dans le Monde, Table des Maisons. Après avoir pris connaissance de renseignements dans ces ouvrages, nous découvrirons les méthodes de calcul.

Données et éléments

Pour obtenir l'Ascendant d'une personne, il est indispensable d'être en possession de la date, de l'heure et du lieu de sa naissance.

Ces informations servent soit à connaître, soit à déterminer ou à calculer les 7 points suivants :

1° - La Latitude (Lat.) du lieu de naissance, indiquée en degrés par le Traité de l'heure. Elle est en rapport avec l'hémisphère Nord ou Sud.

2° - La Longitude (Long.] du lieu de naissance, indiquée en heures et minutes par le Traité de l'heure. Elle est en rapport avec le Méridien de Greenwich.

3° - L'heure de Greenwich (HG) au moment de la naissance ou Temps Universel (TU) de naissance, déterminée en fonction de l'Heure Légale (HL) du pays de naissance et à l'aide du Traité de l'heure.

4° - L'Heure Locale (HLO) calculée en fonction de l'heure de Greenwich ou temps universel de naissance et de la longitude.

5° - Le Temps Sidéral (TS) du jour de naissance, indiqué dans les Ephémérides et correspondant à la date de naissance. Il sert à calculer le Temps Sidéral de Naissance (TSN).

6° - L'Ascendant Tropical, relevé dans les Tables des Maisons à la jonction du Temps Sidéral de naissance et de la Latitude correspondant au lieu de naissance.

7° - L'Ascendant Sidéral, obtenu à partir de l'Ascendant Tropical, auquel il y a lieu de retrancher l'ayanâmsha exprimé en degrés, minutes et secondes et indiqué dans les Ephémérides.

Méthode de calcul

Le calcul de l'Ascendant consiste en quelques opérations selon un processus qui, une fois acquis, peut devenir fort simple.

Pour être le plus clair possible, nous allons prendre tout simplement un exemple en recherchant l'Ascendant Sidéral d'une personne née à Paris le 01 03 1965 à 8 h 30'.

Nous avons là trois données:
-              la date : 01 03 1965
-              l'heure : 8 h 30'
-              le lieu : Paris.

Le lieu de naissance et la Table des Maisons nous aident à trouver pour Paris les renseignements suivants:
-              latitude : 48°N52 (le N correspond à l'hémisphère Nord)
-        longitude: 0h 09'E (E indique que la ville considérée est située à l'Est du Méridien de Greenwich).

L'heure de naissance, 8 h 30', correspond à l'heure légale de la France. C'est à partir de cette heure que nous allons rechercher l’heure de Greenwich ou temps universel. Pour ce faire, nous prenons le Traité de l’heure où nous voyons à la rubrique : France que depuis le 16 09 1945 : TU = HL -1 h.

Nous remarquons aussi que pour la date qui nous intéresse, il n’y a pas d’heure d’été.

1) Pour notre exemple, le temps universel est donc égal à :

TU = 08h 30' - 1h
TU = 07h 30'

2) Au moyen du temps universel, nous pouvons déterminer l'heure locale de naissance en lui additionnant ou soustrayant la longitude, soit :

HLO = TU + ou - Long.

Lorsque le lieu de naissance est situé à l'Est du Méridien de Greenwich, la longitude doit être additionnée. Mais, s'il est situé à l'Ouest de ce même méridien, elle est à soustraire.

Pour notre exemple, la longitude qui est de 0h 09' E, indique un lieu de naissance à l'Est du Méridien. Elle doit donc être additionnée au temps universel.

L'heure locale pour notre exemple correspond à :

HLO = TU + long. E
HLO = 07 h 30’+ 0h 09’
HLO = 07 h 39 ‘

3) A son tour, l'heure locale est utilisée pour trouver le temps Sidéral de Naissance. Il faut l'additionner au Temps sidéral indiqué dans les éphémérides au jour de la naissance.

Par ailleurs, il y a lieu d'apporter un correctif d'une minute pour six heures ou dix secondes par heure.

Le Temps Sidéral de Naissance est égal à:
TSN = TS + HLO + 10" / h.

Pour notre exemple, le temps sidéral à la date de naissance du 01.03.1965, est égal à 10h 34' 21". L'heure locale étant de 7h 39', le Temps Sidéral de Naissance est donc de:

TSN  = 10h 34’ 21’’+ 7h 39' + correctif de 10"/h
TSN =    18 h 13’ 21 ‘’+ 01' 10"
TSN = 18h 14' 31

4) Munis du Temps Sidéral de Naissance et de la latitude, du lieu de naissance, nous trouvons, par simple lecture, à leur jonction et sur les Tables des Maisons, l'Ascendant Tropical.

Pour notre exemple, nous lisons dans la colonne Asc., à l'interception de la latitude 49 N et du Temps Sidéral de naissance : 18 h 13 ' 05" (temps le plus proche de 18h14'31") : Bélier à 7° 05'.

L'Ascendant Tropical est situé à 7° 05' du signe du Bélier.

5) Il ne nous reste plus alors qu'une seule opération à effectuer pour découvrir l'Ascendant Sidéral. Nous devons pour cela relever dans les Ephémérides l'ayanâmsha correspondant au mois et à l'année de naissance et soustraire sa valeur à celle correspondant à la position de l'Ascendant Tropical.

Pour notre exemple, nous trouvons dans les Ephémérides pour Mars 1965 et dans le tableau « Data for 0h 1 MARCH 1965 » que l'ayanâmsha est de 23°21'57".

L'Ascendant Sidéral est égal à:

Asc. Tropical = 7°05' du Bélier
- ayanâmsha =  - 23°21'57"
Asc. Sidéral =   13°43'03" des Poissons

L'Ascendant Sidéral de la personne née à Paris le 01 03 1965 à 8h 30' est situé à : 13°43'03" des Poissons.

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

dimanche 1 juillet 2018

Compte rendu du livre « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans » de Fritz Perls (vingt-huitième partie).




  
Le Zen.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois passionnant, précis et instructif sur la création de la Gestalt-thérapie. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans »  de Fritz Perls.

Cet article est la suite de celui-ci.

Voici le résumé de ce livre.

L'une de mes expériences les plus frappantes et spontanées de satori se produisit il y a environ douze ans à Miami Beach.

Je descendais Afton Road lorsque je sentis une transformation qui s'emparait de moi. A cette époque, je ne savais rien des drogues psychédéliques, à plus forte raison n'en avais-je jamais pris. Je sentis mon côté droit presque paralysé par une crampe. Je me mis à boiter, les traits de mon visage se relâchèrent, je me trouvai comme l'idiot du village, mon cerveau s'engourdit et s'arrêta complètement de fonctionner. Comme en un coup de foudre, le monde se mit à exister en trois dimensions, plein de couleur et de vie — certainement pas dans un climat de dépersonnalisation, de clarté inanimée — mais avec le sentiment de : « C'est cela, c'est bien réel. » C'était un réveil complet, je revenais à mes sens, ou mes sens venaient à moi, mes sens avaient un sens.

J'avais, bien entendu, connaissance (surtout par mes rêves et par la lecture de Korzybski) d'un niveau d'existence non verbal, mais je l'avais considéré comme un substratum plutôt que comme une forme réelle, la plus réelle de l'être.

Je tombai amoureux de Kyoto, au contraire de Tokyo, au point de songer sérieusement à m'y installer. Des gens doux, pleins d'égards les uns pour les autres, aux regards ouverts et respectueux. Une fois, j'avais laissé dans un café un journal que je venais de lire et la patronne m'avait couru après dans la rue pour me le rendre. Même les chauffeurs de taxi étaient honnêtes.

Je restais assis des heures dans le jardin de mon hôtel, à regarder les canards rappeler à l'ordre les vieilles carpes imprudentes, et les cygnes arrogants qui dédaignaient de tourner le cou du côté de pareils manèges.

Harmonie et sérénité à profusion, et pas seulement dans le palais et le temple doré. Je les ai même trouvées quelquefois dans une boîte à strip-tease des bas quartiers. Un numéro qui aurait été obscène dans n'importe quel spectacle occidental devenait ici une manifestation artistique. L'actrice jouait le rôle d'une veuve qui se masturbait devant la tombe de son mari. Elle le faisait avec tant de dévotion et de grâce que le message d'amour qui en émanait toucha le public, qui garda le silence au lieu d'applaudir.

Parlons à présent du Zen. L'endroit s'appelait, je crois, le temple de Daitokuji, comme il y en a des centaines au nord de Kyoto. La propriétaire, une Américaine, présidait et gérait le sanctuaire de son mari, une bibliothèque, ainsi que ses nombreux manuscrits. Un jour, pour recevoir une foule de visiteurs, elle mit un costume impressionnant. Une vraie grande-prêtresse Zen.

Les étudiants formaient un groupe international hétérogène. Certains d'entre eux menaient une vie simple et faisaient semblant d'être des moines Zen. Je les aimais vraiment beaucoup pour leur tentative sincère de rédemption. Nous nous rencontrions souvent le soir avant la « séance ». Au début, Mme Sasaki nous parlait de respiration et d'autres sujets Zen, mais, au bout d'un mois, elle et ses élèves s'intéressèrent de plus en plus à la Gestalt-thérapie. Je livrais aussi peu de choses que je pouvais. Je voulais étudier leur position et les résultats de leur travail.

Roshi était un jeune moine Zen qui s'attacha beaucoup à moi. Avant de quitter Kyoto, je l'invitai avec les autres à un dîner chinois sophistiqué (et, je dois l'admettre, délicieux) qui avait douze plats. J'avais appris qu'il désirait vraiment une montre-bracelet. Deux jours plus tard, je m'aperçus qu'il ne portait pas la montre que je lui avais offerte. Je ne pouvais comprendre cela, car c'était une montre de bonne qualité. Puis je découvris qu'il avait mis la montre, avec ses biens les plus précieux, d'ans son sanctuaire, là où il faisait ses dévotions.

Le Zen m'avait attiré .en tant que possibilité de religion sans dieu. Je fus donc surpris de voir qu'avant chaque séance il fallait invoquer une statue du Bouddha et s'incliner devant. Symbolisme ou pas, pour moi c'était encore une réification conduisant à une déification.

Rester « assis » ne demandait pas un grand effort, étant donné que nous interrompions la séance de deux ou trois heures pour faire quelques pas. Il fallait respirer d'une certaine façon et concentrer notre attention sur cette respiration afin de minimiser l'intrusion des pensées dans notre esprit, pendant que le maître allait et venait en se pavanant, corrigeant le cas échéant notre posture. Chaque fois qu'il s'approchait de moi, je me sentais pris d'anxiété. Naturellement, cela faussait le rythme de ma respiration. Il ne me frappa que rarement. Il avait de puissants muscles abdominaux, qu'il aimait à montrer. J'eus l'impression que ses muscles lui importaient plus que l'illumination. Je n'eus pas le temps, en deux mois, d'aborder vraiment le jeu du koan. Je n'eus droit qu'à un koan enfantin et simplet : « De quelle couleur est le vent », et il me parut satisfait lorsque, en guise de réponse, je lui soufflai au visage.

Me voici de nouveau bloqué. J'ai relu les deux derniers paragraphes et leur trouve quelque chose d'agité et de mensonger Que va faire le directeur littéraire ? Je me rends bien compte à présent que ce scribouillage entend devenir un livre. Cela fausse mes intentions premières qui étaient d'écrire pour moi seul, pour essayer de me définir, de m'étudier, d'essayer de comprendre pourquoi je fais telle ou telle chose, pourquoi je fume, ainsi que mes autres symptômes. Cela fausse également mon honnêteté. Non seulement je me suis surpris par deux fois à pécher par omission, mais, qui plus est, j'ai commencé à hésiter à parler de personnes vivantes. Crainte d'être poursuivi, etc. Eh bien, que será será, « ce qui sera, sera », comme chantait Edith Piaf!

Jusqu'ici, ce que j'ai écrit m'a beaucoup aidé. Mon ennui du début a fait place à la passion. J'écris de trois à six pages par jour, la nuit ou entre les séminaires. Je deviens avare de mon temps, et je préfère écrire plutôt que descendre dans la salle commune. J'aime faire lire quelques pages de mon manuscrit à mes amis et je suis chaque fois ravi de leurs réactions. Quand Teddy, ma secrétaire, vient faire mon courrier ou mettre de l'ordre, elle doit d'abord lire ce que j'ai écrit et me donner son avis.

Grâce à cette mobilisation provoquée par l'excitation de l'écriture, je me sens mieux de fond en comble. Je reçois et donne de plus en plus d'amour. Le vieux cochon devient un tantinet plus propre. Mais que puis-je faire si de plus en plus de jolies jeunes femmes et de moins jeunes, et souvent des hommes, se serrent contre moi et m'embrassent ?

Ma sérénité, mon humour et mes capacités thérapeutiques augmentent au rythme de mon bonheur. Il est intéressant de constater que, ces dernières années, je me sens non plus condamné à vivre, mais béni par la vie.


Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


samedi 30 juin 2018

Compte rendu du livre « Jyotish, astrologie de l’Inde, volume 1, fondements philosophiques et techniques » du Pandit Vishwanath Shastri (première partie).




Les Védas, premiers textes sacrés de l'Inde.


Des amis m’ont demandé d’apporter des approfondissements sur l’astrologie hindoue à la suite des traductions que j’ai effectuées du blog de l’astrologue védique Vrajabasi Das. Il y a sur le sujet un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, clair et passionnant : « Jyotish, astrologie de l’Inde, volume 1, fondements philosophiques et techniques » du Pandit Vishwanath Shastri. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog.

Jyotish, l'astrologie hindoue, est aussi ancienne que la civilisation indienne. Dans les Védas, les textes fondateurs de la tradition, 400 000 vers lui sont consacrés.

L'astrologie présente dans les Védas diffère presque totalement de celle de l'Occident contemporain. Elle concerne principalement les périodes de bon augure pour l'accomplissement des rites et sacrements. Toute cérémonie, en effet, doit être accomplie à un moment particulier, en harmonie avec l’ordre cosmique, pour accorder à celui qui la pratique des résultats bénéfiques. Cette astrologie fait allusion à des notions astronomiques fort avancées, mais cela dans la langue poétique et ésotérique propre aux Védas.

Depuis quelques années, des chercheurs indiens et occidentaux s'appliquent à décrypter les versets védiques concernant l'astronomie d'un point de vue scientifique. Ce qu'ils sont en train de découvrir pourra peut-être réconcilier les deux attitudes ennemies : les anciens Indiens possédaient bien réellement des connaissances astronomiques forçant l'admiration (de même qu'ils avaient connaissance de l'atome), et l'antiquité de leur culture dépasse les limites qui lui avaient été assignées. De même l'Occident vient-il de découvrir le génie indien en matière de mathématiques, en reconnaissant, entre autres, l'origine sanskrite des chiffres dits arabes. Or, l'on dit en Inde que les mathématiques sont le prâna (souffle vital) de l'astrologie. Il n'est donc pas étonnant que les compétences en ce domaine aient été de pair avec les connaissances astronomiques proprement dites.

Il est fréquemment reproché à l'astrologie hindoue d'avoir développé les calculs basés sur la Lune par incapacité à étudier le mouvement apparent du soleil. Critique mal fondée, si l'on sait que les calculs basés sur la Lune sont beaucoup plus complexes que ceux qui étudient le Soleil.

Ce n’est qu’après l'époque védique que l'astrologie interprétative commence à se développer en Inde. La majorité des grands textes sacrés : Purânas, Mahâbhârata font référence à l'astrologie. Parmi les principaux traités relevant purement du domaine de l'interprétation, on peut citer:

Brihat Parashara Hora Shastra de Pârâshara

Jaimini Sutram de Jaimini

Brihad Jâtakam de Varaha Mihira

Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu du livre « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans » de Fritz Perls (vingt-septième partie).



Le Zen.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois passionnant, précis et instructif sur la création de la Gestalt-thérapie. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans »  de Fritz Perls.

Cet article est la suite de celui-ci.


Voici le résumé de ce livre.

Un médecin japonais avait inventé une méthode pour soigner les névroses. Trois jours au lit. Le patient n'est autorisé à se lever que pour aller aux toilettes. Si j'essayais ! Quand ce serait pour ne pas fumer pendant ce temps-là ! Un jeune docteur qui ne parle pas anglais. Un assistant, qui n'est pas médecin, s'occupe de tous les préparatifs. Je demande un interprète. Oui, mais je dois le payer en supplément.

J'ai une bonne chambre pour moi tout seul. Je suis peut-être le premier Européen. Les autres patients me regardent comme une bête curieuse. La femme du médecin apporte la nourriture, me sert à genoux. L'après-midi du deuxième jour, je passe devant le cabinet du médecin. Il est assis, rigide, revêtu d'un costume superbe. Comme s'il attendait ma visite depuis le matin. Je ne connais pas les coutumes, et mon interprète ne sait que très très peu d'anglais.

Au bout de deux jours, je n'en peux plus, je pique une colère et sors acheter des cigarettes. Je reçois la note. Deux heures d'interprète coûtent trois fois le prix de trois jours de clinique. Je ne me sens pas guéri.

Un psychologue japonais que j'avais connu aux États-Unis me conseilla un maître du Zen, Roshi Thiguru. Le Zen instantané — le satori — en une semaine. Je ne plaisante pas ! M., un autre psychologue américain, et moi sommes ses premiers élèves occidentaux. Avec huit jeunes gens japonais, nous formons la classe. C'est un événement. La presse et les photographes sont convoqués. J'ai encore les coupures de presse.

M. et moi avons une grande chambre à nous, où nous devons installer nos matelas pour la nuit, parce que dans la journée chacun de nous a quelques minutes d'audience privée avec le maître. Pendant cette audience, il faut rester couché de tout son long à plat ventre devant lui. Il me pose quelques questions banales et me voilà libéré pour la journée. C'est un petit homme pompeux, à la voix aiguë, qui se prend très au sérieux.

Nous nous levons à 5 heures du matin et sommes censés rester « assis » dans la fameuse position du lotus, les jambes tordues comme on sait, pratiquement toute la journée. Les deux « outsiders » que nous sommes reçoivent bientôt la permission d'avoir des chaises. Au bout de deux jours, le maître présenta sa spécialité. « Expirez en faisant le bruit d'un aboiement. Faites-le un certain temps. » Quelle différence y a-t-il entre « quelques minutes » et « plusieurs heures » ?

La nourriture est étonnamment bonne. La femme du maître se met en quatre pour ajouter des plats européens aux plats japonais. A la fin de chaque repas, nous buvons du thé dans le bol préalablement nettoyé jusqu'au dernier grain de riz à l'aide d'une lamelle de légume.

Je crois que la race japonaise s'est adaptée à la rareté de la nourriture en rapetissant, et peut ainsi se satisfaire d'un régime pauvre en calories. Quand je me promenais dans la foule, je me faisais l'effet d'un géant, bien que je ne mesure que 1 m 70.

En tout cas, je ne mourrais pas de faim, encore que de temps en temps je sois sorti en douce grignoter un peu de chocolat et fumer une cigarette.

Je ne crois pas qu'aucun de nous ait atteint l'illumination ou satori mais l'expérience était intéressante. J'eus un choc quand vint le moment de régler. Le prix était de dix dollars, chambre, nourriture et enseignement compris, pour une semaine. Je ne pouvais l'accepter, et offris trente dollars au maître, qui les accepta gracieusement et me fit une peinture au pinceau sur laquelle sa femme rajouta un dessin douceâtre représentant quelques fleurs.

Je fis une belle bourde. Le matin du troisième jour, on m'avait dit que l'eau était prête pour le bain. Il y avait là un grand baquet de bois d'un mètre de haut sur soixante centimètres de diamètre, plein d'eau bien chaude. Je ne savais trop comment m'y plonger mais réussis à grimper dedans et commençai à me savonner. J'utilisai la grande louche qui était suspendue à côté du baquet pour m'arroser la tête. Tout cela était inconfortable mais mieux que rien.

Puis j'entendis parler de mon crime. L'eau était chauffée au prix de gros efforts et était propriété commune. La louche servait à puiser l'eau dont on avait besoin au fur et à mesure pour se laver. J'avais gâché le bain de toute la classe. Je fis des excuses tardives. Nous sommes trop gâtés et tenons pour acquis ce qui pour d'autres gens est un luxe durement gagné.

Je sais ce qu'est une expérience de satori, bien que je ne sois jamais arrivé au stade de l'illumination totale, si tant est qu'une telle chose existe. Siddhartha n'est après tout qu'un produit de l'imagination sincère d’Hermann Hesse.

Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.


vendredi 29 juin 2018

Et parfois il ne nous reste plus qu'à nous dire : la vie continue (Traduction d'un article du site "Rincon del Tibet").





Une image du site "Rincon del Tibet"


Cet article est une traduction d'un texte du site Rincon del Tibet.  

Et parfois il ne nous reste plus qu'à nous dire : la vie continue.

Une phrase aussi simple que puissante a la capacité de nous faire comprendre qu'une étape a pris fin et que nous pouvons toujours nous approprier ce qu'il nous reste à vivre. Nous faire prendre conscience que la vie continue nous donne de l'espoir, nous donne la force de nous lever, de laisser cicatriser les égratignures et de continuer le voyage.

Beaucoup de choses qui nous arrivent, même lorsqu'elles correspondent normalement à ce que nous nous créons nous-mêmes, n'ont pas grand-chose à voir avec ce que nous voulons vivre et il est impossible de les changer. Soyons clairs : toute expérience est là parce que nous en avons besoin, parce qu'elle est importante pour notre croissance psychique, mais cela ne veut pas dire que c’est une chose désirable.

Mais tout dans cette marche de la vie a un début et une fin... et cette fin coïncide avec le moment où nous acceptons et lâchons prise, quand nous cessons de résister ou de lutter contre ce que nous ne pouvons pas changer. Il se peut que la situation perdure, mais quand nous nous débarrasserons de l’influence que cela a sur nous, tout changera et ce moment pourra être vu comme la vraie fin.

Parfois le contraire se produit, nous éprouvons une expérience désagréable et celle-ci se termine, mais nous restons coincés là, dans l'inconfort, dans la douleur, dans la déception, dans la rage... Nous ne lâchons pas prise et à cause de cela, la mauvaise expérience perdure dans le temps.

Cela ne se finit dans notre esprit que lorsque nous comprenons ce qu’il nous fallait apprendre et que nous lâchons prise. C'est alors que nous pouvons aller de l'avant sans traîner ce lourd fardeau. Quand nous lâchons prise, nous réalisons que la vie continue, que nous avons beaucoup à donner, qu'il y a beaucoup de gens à connaître, que nous pourrons démontrer notre talent dans un autre endroit, que nous pourrons vivre sans ce quelqu'un que nous pensions essentiel.

« En deux mots, je peux résumer ce que j'ai appris sur la vie : Continuez. L’essentiel est de tenir dans la durée. »  Robert Frost

Quand nous voyons l'avenir avec espoir, en évitant une attitude d'inertie, nous laissons normalement le passé où il doit se trouver et nous rompons la dépendance, car assez curieusement, parfois nous nous accrochons à ce qui nous fait mal, nous craignons le changement et nous ne trouvons pas de sens à la vie elle-même sans cette chose qui nous fait sentir en vie du fait qu’elle est douloureuse.

La vie est perpétuel changement : nous ouvrir un chemin vers une nouvelle existence est la façon la plus sage d'utiliser cette expérience. Il ne faut pas hésiter, il faut visualiser ce que vous voulez vivre et être prêt à avancer d'une manière nouvelle, dans des conditions différentes de celles que vous avez vécu par le passé... Et c’est seulement une croissance psychique : saisir toutes les occasions que la vie nous donne et en tirer le meilleur parti... Finalement, les fois où nous nous sommes tombés importeront moins que celles où nous avons réussi à nous relever.

La vie continue et si vous l'assumez avec l’attitude la plus positive qui soit, je vous assure que les prochaines étapes de votre existence se passeront mieux que les précédentes.

Voilà. C'est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Tentative de bibliographie des ouvrages de mentalisme de spectacle en langue française ou recension de ce que je possède dans ma bibliothèque ! (cinquantième partie) (lettre W, WEBSTER Richard , WERLEN Gabriel, « The Green Neck System »).





  
Le livre en question.


J’ai pensé que, comme il paraît beaucoup de livres dans le secteur du mentalisme de spectacle, il serait intéressant de composer une bibliographie sur le sujet, mais seulement des ouvrages en langue française. Je me baserai pour cela sur ma bibliothèque et sur le catalogue des différents éditeurs et magasins de prestidigitation. Cependant, je ne traiterai pas de différents domaines plus pointus que j’ai déjà abordés sur des sites ou sur mon blog : la mnémotechnie,  les book tests   (article 1 : 11 book tests en langue française et article 2 : Encore 10 autres book tests)  sur lesquels j’ai déjà fait des recensions dans le site  Virtual Magie, et  l’hypnose   dont j’ai déjà donné une bibliographie dans ce blog.

Cet article est la continuation de celui-ci.

Pour la suite de de la lettre W, il y a évidemment le spécialiste du cold reading, Richard WEBSTER, et l’auteur de « The Green Neck System », Gabriel WERLEN.

J’ai déjà évoqué dans un précédent article du blog les deux livres de Richard Webster traduits en français. 

Je consacrerai donc ce compte rendu à « The Green Neck System »  de Gabriel WERLEN.

Je trouve que l’essentiel sur cet ouvrage est formulé dans l’avant-propos des trois coéditeurs, Maxime Schucht, Sylvain Vip et Ludovic Mignon dont je vais vous livrer quelques extraits.

« Quelle ne fut pas notre surprise et notre plaisir quand notre ami Gabriel Werlen, au cours d’un agréable dîner, après nous avoir demandé de cacher une boule de papier sous une tasse parmi trois et de mélanger les tasses, retrouva où se cachait la boulette sans jamais rien regarder !

Notre ami n'avait jamais rien regardé du début jusqu'à la fin de la routine, il n'y avait rien d'électronique en jeu et aucune procédure mathématique ne semblait avoir été utilisée.

Après plusieurs minutes composées d'insultes et de menaces physiques, Gabriel se décida finalement à nous révéler le secret. Nous fûmes totalement          stupéfaits par la simplicité de la méthode et même en la connaissant, nous ne comprenions pas totalement comment cela pouvait fonctionner ! » 

Comme d’habitude, pour que vous puissiez vous rendre compte par vous-même du contenu du livre, je vous propose la table des matières :

Avant-propos             9
Préface                       11
Introduction               13
Introduction interactive                     15
L'origine du Green Neck System                  17
Méthode                     21
Le cœur du système               23
La méthode en résumé                       31
Le Système en Action                       33
À Table                       35
À la Carte                   45
Télé-Sensation                        51
Psy-Artiste                 59
Bistrot             73
Poison             103
Éthylo-Test                 111
Jumanji                       123
Mr Malchance            137
La Charge Émotionnelle                    155
Fantaisie en Fa Mineur                      169
Basic Instinct             177
Braquage                    195
L'amour est aveugle               209
Au-delà du Système              217
Conclusion                 219
Crédits                        221
Remerciements                       223


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.