vendredi 15 juin 2018

Compte rendu du livre « La thérapie adaptative » de Michel Lamy (onzième partie) (Les fausses croyances).



 La roue de la vie.


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois formidablement bien écrit, original et passionnant. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « La thérapie adaptative »  de Michel Lamy. L’auteur y décrit une méthode pour progresser dans différents domaines de la vie, non pas en imitant les autres mais en devenant la meilleure version de soi-même.

Cet article est la suite de celui-ci

Voici le résumé de ce livre.

Les fausses croyances.

Les fausses croyances nous viennent de nos parents et de la société. Elles peuvent se résumer en une seule phrase : « Si tu accomplis cette mauvaise action, il va t’arriver quelque chose de très grave ». Nous n’en avons même pas conscience, sauf quand elles sont décrites dans les histoires motivantes ericksoniennes du livre Ma voix t’accompagnera, Milton H. Erickson raconte de Sidney Rosen . Erickson nous narre dans le chapitre 5, « Dépasser nos limites actuelles » sa consultation avec une jeune femme qui croyait que, si elle allait au cinéma, Dieu la foudroierait automatiquement. Ses parents lui avaient insufflé cette conviction.

Parfois, selon nos parents ou selon la société, il est honteux d’être attiré par certaines activités ; alors nous accumulons les activités qui ne nous intéressent pas et nous ne réalisons pas les choses dites honteuses. D’une façon générale, on croit réalisables les activités que nos parents nous ont dites intéressantes ou possibles. Au lieu de nous lancer dans une entreprise qui nous apparaît comme délirante et qui ne l’est peut-être pas, nous préférons effectuer des choses banales qui ne nous passionnent pas du tout. C’est à partir du moment où j’ai personnellement commencé à effectuer des entreprises dites « interdites » que ma vie a pris de l’intérêt et de l’efficacité

Mais quelle méthode employer si vous êtes engoncé dans des schémas de fausses croyances qui vous empêchent de vous exprimer ou de vivre ? D’abord, il faut les repérer. Peut-être des croyances vous retiennent-elles dont vous n’avez pas encore conscience. Ensuite, il faut trouver des contre-exemples à ces idéologies cachées.

Enfin, le principe fondamental est de dissocier la prétendue cause de l’effet. Tout notre inconscient est structuré ainsi : action, réaction ; action, punition. C’est typique de la façon de raisonner de notre religion dominante, le christianisme. Vous commettez un péché : « mentir », vous allez en enfer. C’est aussi caractéristique du raisonnement éducatif : vous commettez cinq fautes à votre dictée, vous avez automatiquement zéro. Quand on songe que notre expérience se résume à nos parents, nos enseignants, et souvent à la religion, cela peut faire rêver et nous laisser espérer des portes de sortie. Nous pensons donc de façon limitative. Notre action en réalité n’entraînera pas forcément une sanction. Il y a beaucoup trop de hasards dans cette vie.

D’une manière générale, au lieu de voir des relations de cause à effet, il faut voir des relations de concomitance. Nous traînons le poids de cette culpabilité et de cette responsabilité toute notre vie. Nous pensons que, si nous entreprenons ceci, il va arriver cela. En réalité, nous ne maîtrisons pas du tout les phénomènes qui nous entourent.

Comme nous l’enseigne la programmation neuro-linguistique, une méthode dérivée de l’œuvre d’Erickson et de la Gestalt-thérapie de Fritz Perls, créée par les américains Richard Bandler et John Grinder, nous confondons la carte et le territoire. La carte, ce sont toutes les idées que nous avons sur la réalité ; le territoire, c’est la réalité avec son immensité, notre inconscient, toutes les possibilités que nous avons d’actions réalisables. Une personne qui verrait le territoire au lieu de la carte aurait toutes les éventualités de projets imaginables à effectuer. La PNL a le grand intérêt contrairement à d’autres sciences psychologiques de nous promettre un changement  à travers toute une série de techniques, elle ne s’intéresse pas au pourquoi de nos blocages comme Freud mais au comment du déblocage.

Il existe aussi une fausse causalité dans la maladie, de nombreuses facteurs sont nécessaires pour tomber malade, soit physiquement, soit psychiquement. On ne sait pas quelle cause provoque véritablement la maladie.

Face à cette multitude de causes, la psychothérapie, de même que la PNL, pourra être utile. Elle permettra d’identifier les liens de cause à effet imaginaires enfouis dans notre inconscient. Une fois identifiés, il sera facile de les dénouer et d’en libérer la personne. Elle sera alors libérée d’un poids qui l’empêchait d’avancer, ne lui permettait pas de voir le monde tel qu’il est.

Il faut aussi penser que nous sommes tous différents psychiquement. Certaines personnes ressentiront peu ce lien de cause à effet. D’autres y seront très sensibles.

Notre schéma mental, notre carte du territoire vient également du fait que nous pensons que tout le monde a les mêmes idées que nous ou que tout le monde va réagir comme nous ou comme notre famille nous l’a enseigné.  Il y a une grande facilité chez moi pour créer ce lien de cause à effet. Je me sens très vite coupable.

Ces liens de cause à effet peuvent être créés aussi par une série de faits qui se répètent. Nous n’arrivons pas à avoir une bonne note à une dictée, aussi nous sommes persuadés que nous sommes nuls en français. Peut-être faudrait-il changer le professeur ou la méthode ?

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Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.


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