lundi 26 novembre 2018

Invitation au finissage (clôture) de l'exposition "Cabinet des rêves" de ma femme, Wanda Torres, de dessins, peintures et assemblages, qui aura lieu le mercredi 28 novembre de 18 heures jusqu’à tard dans la nuit à la galerie Métanoïa. Essai de définition du mot « métanoïa ».





Le livre de Charles Guignebert où il est question de la métanoïa.



Bonsoir à tous,

Je me suis rendu compte que, alors que ma femme, Wanda Torres, expose à la galerie Métanoïa, la plupart des gens ne savent pas ce que signifie ce mot. Je vous ai donc concocté un petit résumé sur cette notion à partir du remarquable livre Jésus de Charles Guignebert (ancien professeur d’histoire du christianisme à la Sorbonne).

1) Métanoïa : transformation morale par le repentir prêchée par Jean-Baptiste.

Jean-Baptiste annonçait la proche venue du Royaume de Dieu et il recommandait aux hommes de changer leur genre de vie, de le conformer à la volonté et au plaisir de Dieu. Cette transformation (métanoïa) leur rendrait le Juge favorable et leur porterait profit pour le Jour qui se préparait. Le baptême de repentance de Jean-Baptiste (baptême de métanoïa) apparaît donc comme une lustration symbolique préparatoire à l'avènement messianique. Du reste, le Baptiste aurait dit de même que les pharisiens : Transformez-vous POUR que le Royaume arrive, plutôt que : Transformez-vous CAR le Royaume arrive.

2) Métanoïa : transformation morale prêchée par Jésus.

Jésus ne parlait pas au peuple, autant que nous en pouvons juger, le langage que l'on attendait d'un prophète messianiste. Il ne semblait pas s'intéresser au temporel d'Israël. Il ne lançait pas un appel aux armes. Il prêchait la résignation bien plutôt que la révolte. On n'enthousiasme pas les foules avec cela, les foules de Galilée moins encore que d'autres. Le contenu même de son enseignement le condamnait à un insuccès total, ou, ce qui revient au même, le réduisait à un succès qui ne pouvait pas rayonner, qui ne se voyait pas. Il disait : Voici que le Royaume approche, transformez-vous. Et il indiquait en quoi devait consister cette métanoïa. D'abord, on pouvait ne pas le croire, n'accorder ni attention ni crédit à sa proclamation. Mais, mettons les choses au mieux : on le croyait. Que faire quand on l'avait cru ? Se transformer, en effet, réaliser la métanoïa — opération toute subjective — et attendre que le Royaume se manifestât. Rien de plus. Pourquoi aurait-on suivi Jésus et quelles raisons de se jeter dans l'enthousiasme ? Tout au plus quelques hommes pieux pouvaient-ils s'attacher à celui dont la parole les avait touchés et dont la présence les réconfortait. Quant aux docteurs, aux scribes qui faisaient profession d'étudier et d'observer scrupuleusement la Thora, ils ne pouvaient, bien sûr, éprouver pour lui la moindre sympathie.

3) Les conditions d'entrée dans le Royaume.

Les conditions d'entrée dans le Royaume, telles que Jésus les prévoit, sont naturellement religieuses et morales. Elles se ramènent à trois : croire à l'Évangile — faire la volonté de Dieu ; — opérer la métanoïa, la transformation de la vie morale.

La transformation nécessaire, c'est donc la métanoïa, qui offre à l'homme une méthode de vie salutaire ; il faut être juste pour y entrer. Les Juifs ont toujours grandement prisé la justice, qui est la note propre de Iahvé, et ils avaient accoutumé d'associer l'effacement des péchés et le renouvellement du peuple élu à l'avènement du Royaume messianique. Si Jésus parle et multiplie les signes, c'est « afin qu'ils se transforment » (Mc., 6, 12) : c'est pour les décider à cet effort nécessaire qu'il est venu, car « Celui qui ne fait point pénitence devant Lui, dit Hénoch (50, 2 et s.), sera perdu ». Il s'agit donc foncièrement d'une mutatio animi, d'un changement de sentiment à l'égard du péché ; c'est-à-dire d'un abandon résolu des pratiques qui mènent au péché ou en viennent, repentir des fautes commises et ferme propos de ne pas les commettre de nouveau. Un Juif légaliste croit avoir tout fait quand il a exactement suivi la Loi, volonté écrite de Iahvé ; mais, chez les pauvres et les exclus, le sentiment profond de leur indignité de pécheurs devait provoquer un regret pieux de leurs manquements, qui les rapprochait de Dieu. C'est dans la ligne de la piété de ces pauvres d'Israël, nous le savons, que se place Jésus. Il n'est du reste pas probable que le prophète ait eu l'illusion de croire qu'il demandait aux hommes quelque chose de facile, en les engageant à tendre tous leurs efforts vers le Royaume, à s'abstraire du monde présent, pour s'assurer la possession d'une place dans l'autre. 

Il semble avoir prévu la résistance des instincts, des bons comme des mauvais, et ordonné de les contraindre tous :

« Si quelqu'un vient à moi et ne hait pas son père et sa mère, et sa femme et ses enfants, et ses frères et ses sœurs et jusqu'à sa propre vie, il ne peut être mon disciple » (Lc., 14, 26).
Et c'est le sentiment des difficultés diverses dressées sur le chemin de la métanoïa qui s'exprime dans un passage célèbre de Mt., 10, 34 et s. :

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. Je suis venu mettre la division entre le fils et son père, la fille et sa mère, la belle-fille et sa belle-mère. On aura pour ennemis ceux de sa propre maison » (Cf. Lc., 12, 51 et s.).

Le passage n'a aucune chance d'être authentique, car cette mise en avant de la personne de Jésus paraît bien suspecte, mais la communauté primitive lui a confié le soin d'exprimer une vérité d'expérience en se souvenant d'un passage de Michée, 7, 6, réputé prophétique : « Car le fils traite son père de fou, la fille s'insurge contre la mère, la belle-fille contre la belle-mère : chacun a pour ennemis les gens de sa maison ».

A l'inégalité des efforts, correspondra sans doute l'inégalité des récompenses, puisque Mc., 10, 40, semble prévoir des places d'honneur : ce sont celles que réclament sans vergogne les deux fils de Zébédée ; et Mt., 19, 30, nous parle de premiers qui seront les derniers et réciproquement. Aussi bien, quelques sacrifices que puisse consentir un homme, jamais il n'aura à y perdre :

« Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté sa maison, ou sa femme, ou ses frères, ou ses parents, ou ses enfants à cause du Royaume de Dieu, ne reçoive beaucoup plus en ce monde et, dans le siècle qui vient, la vie éternelle » (Lc., 28, 29-30).

4) Chapitre IX du livre de Charles Guignebert : La vie morale

Le point de départ : la métanoïa.

Nous savons que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, l'homme doit opérer en lui la métanoïa. Pratiquement, Jésus ne parle que pour persuader les Juifs de cette vérité. S'il manifeste dans les villes les virtualités de miracle qui sont en lui, c'est pour qu'elles fassent pénitence (Mt., 11, 20; Lc., 10, 13) et il leur reproche de ne pas le comprendre. Quand il est censé prolonger son action plus loin qu'il ne peut atteindre lui-même directement, en envoyant des disciples par le pays, c'est, au dire de Mc., 6, 12, pour qu'ils y prêchent la repentance. 

L'idée était courante en Israël qu'un temps viendrait où Iahvé conclurait avec son peuple une alliance nouvelle qui s'accompagnerait d'une transformation morale de tous les fils d'Abraham. Cette opération les mettrait au contact immédiat de Dieu, par quoi, du point de vue religieux, se manifesterait tout justement son règne, le règne de sa Loi. Les Juifs sont donc habitués à associer l'avènement du royaume messianique avec le renouvellement moral du peuple élu. Ils n'ignorent du reste pas, pour peu qu'ils soient pieux, que le péché les guette de toutes parts et qu'ils ne peuvent guère lui échapper. 

Quiconque annonce l'approche du Royaume doit donc aussi prêcher la métanoïa, et le Baptiste, à en croire la tradition évangélique (Mc., 1, 5), l'a fait avant Jésus ; parce qu'en vérité l'avènement du Royaume apparaît comme subordonné à la pénitence des individus et de la nation (Hénoch, 50, 2-4). Pénitence pour le passé et ferme propos, strictement tenu, de ne plus pécher à l'avenir, c'est-à-dire d'observer rigoureusement la Loi de Iahvé.

Le point de départ de l'éthique de Jésus, c'est la conviction qu'il n'y a point d'homme sans péché, que nul n'est pur devant le Seigneur, que personne n'est bon hormis Dieu, donc que tous les hommes ont besoin de la métanoïa. Elle apparaît d'abord comme un mouvement de la conscience, un changement de point de vue au regard du péché, une modification radicale du sentiment touchant la vie religieuse et morale, lesquelles se trouvent en liaison si étroite qu'elles ne se distinguent plus l'une de l'autre. Que ce changement de fond se manifeste par des démonstrations plus ou moins touchantes, telles que larmes, vigoureux battements de coulpe sur la poitrine (Lc., 18, 13), suivant l'usage commun, ce n'est sans doute pas défendu ; mais ce qui importe, c'est la rénovation, la renaissance de l'individu. 

A vrai dire, l'idée n'est nettement exprimée que dans un texte qui ne vient pas de nos Evangiles et que donne Justin ; mais il n'a pas mauvaise apparence, et le voici : « Car le Christ a dit : Si vous ne renaissez pas, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux». Elle est pourtant impliquée en Mt., 18, 3 : «Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ».

Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous.

dimanche 25 novembre 2018

Invitation au finissage (clôture) de l'exposition "Cabinet des rêves" de ma femme, Wanda Torres, de dessins, peintures et assemblages, qui aura lieu le mercredi 28 novembre de 18 heures jusqu’à tard dans la nuit à la galerie Métanoïa, 56 rue Quincampoix, Paris 4 ème.




 Mi dinero (mon argent).


Vous êtes tous invités au finissage (cérémonie de clôture) de l'exposition de ma femme, Wanda Torres, de dessins, peintures et assemblages, qui aura lieu le mercredi 28 novembre à partir de 18 heures jusqu’à tard dans la nuit à la galerie Métanoïa, 56 rue Quincampoix, Paris 4 ème.

Cette exposition explore plusieurs thématiques très personnelles de l’artiste (voir page Facebook).

Quand vous entrez dans la galerie, sur votre droite, vous trouvez une installation, « Entrepôt des rêves », qui comporte des dessins dans des bocaux : un crâne, la main d’un enfant, mon visage enterré dans le sel et des choses que je ne peux pas nommer…

Puis, en plein milieu de la galerie, se trouve exposées des ardoises peintes avec le visage de Wanda qui représentent « La grammaire de l’attachement » rédigée en espagnol (que je vous traduis) : mon apparence, mon travail, ma maison, mon argent, etc., avec un jeu de mot final toujours en espagnol sur ce qui constitue les peurs dans notre société selon la perception de l’artiste.

Derrière le mur où se trouvent ces ardoises trônent des bodysuits peints qui représentent l’expérience de l’artiste de n’avoir pas eu d’enfants. Ce panneau se nomme « Le vestiaire d’Agathe » du nom d’une sainte romaine qui a eu les seins coupés.

Il y a encore beaucoup d’autres thèmes abordés : le temps qui court, les voyages de l’artiste qui, originaire de Porto Rico, a vécu des années aux États-Unis, pour finalement poser ses valises en France à Paris (valises qui sont présentes dans l’exposition), la constellation familiale de l’artiste, etc.

Invitez donc vos amis et accourez tous à la galerie Métanoïa. Si le problème de la féminité vous concerne, si vous aimez le surréalisme et bien d’autres choses encore, vous découvrirez une très belle et très originale exposition.

Amitiés à tous !


Pour ceux qui voudraient mieux connaître le parcours artistique de Wanda, voici une courte biographie :

Wanda Torres est née à San Juan, Porto Rico. Elle a étudié à l'École Centrale des Arts Visuels et ensuite à l'université Columbus College of Art & Design (CCAD), dans l'Ohio, où elle a obtenu sa licence en Arts Visuels. Wanda a été professeur d'art, illustratrice indépendante et artiste exposante. Après avoir reçu la bourse de résidence artistique de la Fondation Alfonso Arana, elle a installé son atelier à Paris. En France, elle a étudié la gravure avec Mireille Baltar et l'art numérique avec Catherine Nyeki. Son travail fait partie de collections publiques à Porto Rico et de collections privées en Europe et aux Etats Unis.


PRIX ET BOURSES

2008 - Médaille UNESCO, Centre Culturel UNESCO-Porto Rico 
         - 3ème prix - Ex-libris (Gravure), Musée Maison du Livre, Porto Rico
2000 - Résidence artistique à Paris, France, Fondation Alfonso Arana
         - Aide de l'Institut de la Culture Portoricaine pour exposition personnelle
1992 - Bourse du Cercle des Anciens Élèves de la CCAD, Ohio, EU
1988 - 1er Prix - Peinture, Ligue d'Art de San Juan, Porto Rico
         - Concours International de Portfolio de la CCAD, Ohio, EU
         - Bourse d'études à l'étranger de l'Institut de la Culture Portoricaine

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2014-Femme ou rêve, Espace A.C.I., Paris
2010-Dessins, Yamazaki, Paris
2006-Sens Perdus, Espace Mompezat, Société  des Poètes Français, Paris
        -Sentidos Extraviados (Sens perdu) Musée Francisco Oller, Porto Rico
2005-Sentidos Extraviados, Compagnie de tourisme de Porto Rico
2003-Peintures, Galerie Arteconte, Paris
2002-W.G. Torres, Mairie du 11ème arrondissement, Paris
2000-El jardín hermético (Le jardin hermétique), Galerie Delta Picó, San Juan, PR
        -Université de Porto Rico à Bayamón
1998-Los efectos del rocío (Les effets de la rosée), Centre d'études avancés
         de Porto Rico et de la Caraïbe
1997-Arcos de triunfo (Arcs de triomphe), Bibliotèque Carnegie, Porto Rico

EXPOSITIONS COLLECTIVES (à partir de 2004)

2016-Ange (Un seul grain de riz), Galerie Métanoïa, Paris
2015-Le rêve oriental (Un seul grain de riz), Galerie Métanoïa, Paris
2012-MAMA: Motherhood Around The Globe (MAMA: Maternité autour du monde) 
         International Museum of Women, San Francisco, USA 
         (Musée international de la femme)
2011-Your Voices: On Motherhood (Vos voix sur la maternité),
         International Museum of  Women, San Francisco, USA
        -Thirion & Torres: petit format, Espace Hessenbruch, Versailles, France
2010-Casa Sofía, Centre culturel du Mouvement hostosian, Santurce, Porto Rico
        -The Canvas Project, Art House Gallery, Brooklyn Art Library, NY, USA
2009-Hommage à René Cassin, Lycée René Cassin, Paris
        -18th International Miniature Exhibition, Seaside Gallery, Caroline du Nord, USA
2008-Ex-Libris, Musée Maison du Livre, San Juan, Porto Rico
2007-Artistes dans la rue, Manifestation d'art contemporain de la Association des   
         anciens élèves de la Société de Beaux-Arts de Versailles, France
2006-15th International Miniature Exhibition, Seaside Gallery, Caroline du Nord, USA
        -12da Subasta anual, Festival de la Buena Vida, Humacao (enchères), Porto Rico
2005-Arana Póstumo, Galería Tamara, Puerto Nuevo, Porto Rico 
         -11da Subasta anual- Festival de la Buena Vida (enchères), Humacao, Porto Rico
2004-Salon de la Figuration Critique, Paris
        -L'art d'ici et d'ailleurs, Association culturelle Sarabanda, Paris
        -Subasta Anual-Musée d'Art Contemporain de Porto Rico (enchères)
        -10da Subasta anual-Festival de la Buena Vida (enchères), Humacao, Porto Rico


Voilà. C’est tout pour le moment.





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jeudi 22 novembre 2018

7 choses que vous devez vous répéter jusqu'à ce que vous les croyiez vraiment (traduction d’un article du site «Rincon del Tibet»).




  
Une image du site "Rincon del Tibet"




Cet article est une traduction d'un texte du site « Rincon del Tibet ».

Il est la suite de celui-ci.

  
Voici une petite liste de pensées qui vous seront utiles et que vous devez vous répéter jusqu'à ce que vous les croyiez et les ressentiez comme votre réalité.


1) Je mérite tout ce qu’il y a de meilleur :
Vous êtes un être unique. Chacun de nous mérite le meilleur. Dans la mesure où nous pouvons supprimer de notre esprit toute croyance qui nous dit le contraire, nous pouvons attirer dans nos vies ce que nous considérons comme le meilleur. Si nous doutons, si nous nous sentons inférieurs, si nous ne nous donnons pas assez de valeur, nous créerons des barrières entre nous et ce que nous aimerions vivre.

2) Je m'accepte comme je suis :
Reconnaissez vos qualités, ce qui est bien en vous, ce que vous avez accompli. Si vous voyez quelque chose qui vous n’aimez pas en vous, ne vous culpabilisez pas pour cela, ne vous punissez pas. Évaluez si vous pouvez vous améliorer, mais pour vous, pas pour plaire à quelqu'un d'autre, parce que, bien que l'acceptation des autres soit importante, la seule qui devrait compter pour vous est la vôtre. Quoique vous soyez, vous êtes parfait comme cela.


3) Je suis capable d'être, de faire et d'avoir ce que je veux :
Vous avez devant vous une source illimitée de ressources, un univers qui dira oui à tout ce que vous pensez qui devrait être dans votre vie. Cela fonctionne que nous en soyons conscients ou non, alors faites attention à vos limitations et sachez qu'il n'y a rien que vous ne pouvez pas réaliser, car vous avez tout pour vous.


4) Le seul moment qui devrait attirer votre attention est le présent :
Votre moment présent est la seule chose que vous ayez, c’est la seule chose vraie, tout ce qui n’appartient pas à ce moment n’existe que dans votre esprit et, parce que vous vivez des scénarios du passé ou du futur dans votre esprit, la plupart du temps, vous perdez votre réel, ce qui survient dans votre présent où la plupart du temps, les choses sont parfaites telles qu’elles sont.


5) Je suis digne d'un amour sain et loyal :
Vous êtes ici pour aimer et être aimé, l'amour vous revient de droit, mais vous attirez parfois certaines expériences néfastes à cause de vos peurs, de vos manques, de croyances qui ne vous sont pas favorables, mais lorsque vous vous persuadez que vous méritez véritablement d’être aimé, cela se passera réellement ainsi.


6) Toute limitation n’est qu’une création de mon esprit :
Nous aurons raison si nous croyons que nous pouvons ou inversement si nous pensons que non. C’est nous qui décidons en notre faveur. Nous avons la capacité de créer de manière illimitée, de croire à ce qui est bon pour nous et de profiter de cette expérience.


7) Je m'aime inconditionnellement :
Regardez-vous dans un miroir, regardez-vous dans les yeux et dites-vous : je t'aime ! Embrassez-vous et pensez à quel point vous vous admirez. Félicitez-vous pour la façon dont vous faites tant de choses, de ce que vous avez réussi à surpasser, de ce que vous avez appris, insufflez-vous du courage, célébrez la vie, car la manière dont vous la vivez vient de vous, est votre création : vous avez fait le maximum que vous pouviez avec les ressources que vous aviez. Vous méritez votre amour, votre compassion, votre protection ... Vous méritez d'être conscients de la valeur que vous avez et à partir de là, souriez à la vie en embrassant chaque minute que vous vous donnez.


En fait, vous savez déjà ces choses, répétez-les jusqu'à ce qu'elles fassent partie de vous.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

lundi 22 octobre 2018

Compte rendu de la première du nouveau spectacle du cirque Pinder qui a eu lieu le 19 octobre 2018 avec de nombreux artistes exceptionnels et la participation des réputés magiciens du collectif « Magic Lydo ».




Magic Lydo.



Je suis allé assister à la première du nouveau spectacle du cirque Pinder vendredi 19 octobre et j’ai été enthousiasmé ! Il avait lieu sur la pelouse de Reuilly à Paris.

Mes domaines d’élection dans les arts du spectacle sont principalement le mentalisme, l’hypnose et la prestidigitation mais j’aime aussi beaucoup le cirque et je vais essayer de vous rendre au mieux l’ambiance de cette soirée.

Commençons par la prestidigitation. Le collectif « Magic Lydo » est composé du couple de magiciens Stéphanie Lydo et Stéphane Lydo et du magicien Guyom Foulon. Ils présentent leurs spectacles en alternance. Le magicien Stéphane Lydo effectue du close-up dans la salle. Ensuite, il est le second à passer sur la scène selon l’ordre du spectacle avec Stéphanie Lydo pour présenter de la magie nouvelle, la magie numérique, mais aussi des tours plus classiques mais toujours étonnants ! Stéphane Lydo se caractérise toujours pour moi par un savant mélange de sens du rythme scénique, de dynamisme, d’humour, on pourrait dire de « joie de vivre et d’étonner le public ».


1) Ambre et Antoine
Le premier numéro est un numéro de main à main.
Une très belle prouesse avec voltiges périlleuses et acrobatie extrême.








2) Stéphane Lydo






3) Le Duopportuniste
Cadre aérien.
Lilian et Marie proposent leur première création commune. Laissez-vous emporter par leur numéro de cadre aérien tout en force et en agilité.








4) Jonathan Victoria
Acrobate équilibriste.
Jonathan possède un physique exceptionnel et présente un numéro lui aussi exceptionnel qui combine body art et équilibre.





5) Horses Back Men
Voltige équestre.
Des acrobaties fantastiques sur cheval à toute vitesse nous sont présentées (à signaler que, malgré le nom de la troupe, elle comporte une femme écuyère).







Entracte

6) La Ferme en folie de Rémi
Un dressage des animaux de la ferme nous est proposé.




7) Simon Nyiringabo
Trapèze washington.
Simon Nyiringabo débute le cirque à l’âge de 7 ans. C’est au lycée, qu’il découvre le trapèze washington et décide d’en faire sa discipline. Il développe un univers onirique très personnel pour un numéro haletant.






8) Valentine Villenet
Contorsionniste.
Avec ses figures de contorsion spectaculaires, tout en souplesse et sensualité, Valentine Villenet offre un moment de grâce et de poésie.





9) Free Runners Bro.
Parkour.
Pour la première fois sur une piste de cirque, Pinder vous invite à découvrir un numéro de Parkour, l’art de se déplacer par des mouvements agiles. Emmenés par Olivier Fornara, les Free Runners Bro. enchaînent sauts, cascades, et équilibres les plus spectaculaires à une vitesse vertigineuse.






10) Les caravoiles
Clowns.
Rires garantis avec Pierre Besson, Nicolas Ladjici et Sylvain Jouret. Deux clowns burlesques qui accumulent gaffes et pitreries et un clown blanc qui tente tant bien que mal de modérer leurs ardeurs. Au travers de leurs différentes prestations, les Caravoiles mêlent mime, danse, improvisation et interaction avec le public.







Monsieur Loyal, Judicaël Vattier, présente  les artistes et leurs performances. Il les connait d’autant mieux que c’est lui qui a réuni cette troupe de jeunes artistes exceptionnels venus de toute la France.



Petite histoire du cirque Pinder

Les débuts
Créé en Angleterre en 1854 par les frères George et William Pinder, des spécialistes de l’art équestre, le cirque Pinder foule le sol français pour la première fois en 1868 pour une série de représentations.
Après sa disparition en 1971, c’est l’acteur Jean Richard qui en devient le propriétaire. Si le succès public est au rendez-vous, il n’en n’est pas de même concernant les finances et le cirque dépose le bilan en 1983.

L’arrivée de Gilbert Edelstein
Gilbert Edelstein, ancien collaborateur de Jean Richard, ne peut se résoudre à voir Pinder disparaître et rachète l’entreprise, persuadé qu’elle peut être relancée. Il modernise la gestion et renoue rapidement avec le succès populaire et financier pour en faire en quelques années l’un des fleurons du cirque français et européen. Cette formidable aventure, Gilbert Edelstein la partage avec sa famille et crée ainsi une nouvelle dynastie du cirque. Son épouse Andrée participe activement à la réorganisation de l’entreprise en qualité de Directrice générale, et ses enfants, Sophie, grande illusionniste, et Frédéric, dompteur de fauves, sont des artistes reconnus.

2018, année du renouveau
Au printemps 2018, comme de nombreuses entreprises de spectacles, Pinder fait face à des difficultés et doit arrêter sa tournée. Passionné, homme de défis, Gilbert Edelstein ne peut se résoudre à la disparition de ce fleuron du cirque qu’il a contribué à développer et faire vivre pendant plus de 30 ans. Entouré de son équipe, il décide que Pinder sera bien présent à Paris comme chaque année. Il confie la direction opérationnelle à son bras droit Claude Vonner et la direction artistique à Judicaël Vattier, un jeune artiste et metteur en scène déjà reconnu. Ensemble, ils font le pari de proposer un spectacle totalement inédit qui fait la part belle à la nouvelle génération d’artistes français, le tout dans le respect du cirque traditionnel, véritable ADN de Pinder.


RENSEIGNEMENTS ET RESERVATIONS
TARIFS
De 15€ à 50€



Voilà. C’est tout pour aujourd’hui. Amitiés à tous. 


vendredi 19 octobre 2018

Compte rendu du livre « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans » de Fritz Perls (cinquantième partie).






Une image de la Gestalt-thérapie


Je viens de lire un livre que j’ai trouvé à la fois passionnant, précis et instructif sur la création de la Gestalt-thérapie. Je voudrais vous en faire part à travers quelques articles de ce blog. Il s’agit de « Ma Gestalt-thérapie, une poubelle-vue-du-dehors-et-du-dedans »  de Fritz Perls.

Cet article est la suite de celui-ci


Voici le résumé de ce livre.

Il est si terriblement difficile de faire comprendre que les intuitions et les décharges d’émotions ne suffisent pas ; ce qu’on appelle guérison fait partie d’un processus de maturation ; le but d’une cure est, pour utiliser l’expression de Selig, d’apprendre aux gens à se torcher le cul eux-mêmes. A cet égard, certains professeurs « d’expression de soi » surtout lorsqu’ils travaillent dans la production à la chaîne — pourraient même faire beaucoup de mal s'ils ne commencent pas là où est le patient, mais au lieu de cela lui donnent l'ordre d'éprouver ce qu'il devrait éprouver. Pour faire plaisir au maître, celui qui participe au séminaire produira une contrefaçon de cette expérience et ne fera que renforcer la névrose.

« Peux-tu donner un exemple ? »
Oui. J'ai  vu un maître forcer un participant, que celui-ci l'approuvât ou non, à produire de la colère en tapant un matelas et en criant : « Non, non. » Ce « non » verbal est en contradiction avec le « oui » au maître contenu dans le fait d'accéder à sa demande et ne pouvait être qu'une source de confusion.
Tout va bien si le « non » est juste au-dessous du seuil de l'expression de soi, si le soi est engagé, et tout l'ensemble autre chose que le truc d'un maître dépourvu de sensibilité. Beaucoup de thérapeutes, au lieu de surmonter ce symptôme en eux-mêmes, vivent leur folie de l'autorité sur des « fidèles » qui cherchent à s'améliorer.

« Toi qui es passablement fou, voilà que tu prêches à présent !
Et si on parlait de toi ? »
C'est un domaine où je ne puis me trouver en faute. Je ne serais pas là où j'en suis sans ma sensibilité, le moment que j'ai choisi et mon intuition. Même quand je conduis des expériences de groupe, elles sont construites de manière à tenir compte de l'endroit où se trouve chacun au moment donné.
« Donne-moi un exemple. »
Je demande à chaque membre du groupe de dire une phrase en commençant par « J'en veux à... » ensuite de quoi je cherche à savoir s'il s'agit d'une remarque creuse faite pour me faire plaisir, ou une expérience réelle. Si oui, je fais un pas de plus :
« Faites explicitement votre demande » ou « Ayez une rencontre imaginaire avec cette personne jusqu'à ce que votre rancune soit liquidée. »
« Comment liquider la rancune ? »

La rancune est une sorte de morsure qui s'accroche. Si tu as de la rancune, tu es coincé avec. Souvent tu as la bouche rentrée, la mâchoire serrée. Tu ne peux ni laisser aller — oublier et pardonner — ni mordre, devenir agressif et attaquer ton frustrateur réel ou imaginaire. La rancune, comme la vengeance, est un bon exemple de situation inachevée.

« Alors, un relâchement de la mâchoire, ça ne suffit pas pour terminer le boulot ? »
Ce relâchement, c'est aussi unilatéral que de parler du « ressentiment ».
« Merci, Fritz, pour ta conférence. J'ai maintenant de bonnes notions de l'implosion, j'ai appris quelque chose de plus sur la rancune et, par-dessus tout, je commence à saisir certaines des complications qui surgissent quand on fait de la thérapie. Je vois aussi que toute approche partielle telle que " briser la cuirasse " ou parler des expériences, ne touche qu'une face du problème et est donc inefficace. »
Oui, et je condamne particulièrement ces « unilatéralistes » s'ils croient que leur truc à bâtons rompus est une panacée, un guérit-tout.
« Veux-tu dire que cette approche unilatérale vise aussi Ida Rolf et sa rééducation " physique " ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Quelque chose comme « briser la cuirasse » «  des reichiens ? »
Parfois oui. J'appellerais plutôt cela un sous-produit accidentel, surtout si vous avez pour mémoire une abstraction musculaire.
« Je n'y comprends goutte. Pour moi, c'est un vrai charabia : pour mémoire une abstraction musculaire ! »
Je parlais de ces rats conditionnés dont le cerveau pulvérisé était donné à manger à d'autres. Cette substance avait une véritable mémoire, ou mnêmê, la mémoire de l'organisme.
Or, tout incident a plusieurs aspects : les paroles prononcées, les émotions que nous ressentons, les images que nous voyons, les mouvements que nous observons, les pensées, les associations que nous avons, une douleur que nous ressentons, etc. De tous ces milliers d'impressions, nous abstrayons un petit nombre que nous classons dans notre mémoire, pour servir de représentant officiel de cet incident. Cela devient une espèce de cliché stéréotypé. Nous pouvons même l'enjoliver ou l'effacer par endroits.
Or, si une abstraction émerge, souvent le contexte devient disponible dans sa totalité. C'est non pas une association linéaire, bien qu'on l'appelle souvent ainsi, mais une Gestalt très étendue.
Donc, si Ida touche un endroit douloureux qui est ce dont le muscle se souvient, alors le contexte total, y compris les émotions et les images inexprimées, pourrait surgir et être rendu disponible pour l'assimilation et l'intégration.




Voilà. C’est tout pour le moment comme dans les séries télé américaines ou les romans-feuilletons du dix-neuvième siècle. Amitiés à tous.