jeudi 6 juillet 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (quinzième partie), La spiritualité est un trésor caché.



Osho.

Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite logique de celui-ci.

Je vais donc vous parler du chapitre 4 du Livre des secrets, « Les ruses du mental et comment les déjouer ». Cet article est la suite logique de celui-ci où il est expliqué que la spiritualité est un trésor caché à l’intérieur de nous.

«  Plus vous vous acharnez à atteindre la spiritualité, et moins vous avez de chances d'y parvenir. Parce que vous utilisez une épée là où il faudrait une aiguille. L'épée ne peut vous être d'aucune aide. Elle a beau être plus grande, si l'on a besoin d'une aiguille, l'épée ne conviendra pas.

Voyez le boucher : il possède de grands instruments. Voyez le chirurgien : il n’a pas besoin d’instruments énormes. Si vous en voyez chez lui, sauvez-vous vite. Un chirurgien n’est pas un boucher. Il n’a besoin que d’instruments très délicats.

Les techniques spirituelles sont encore plus subtiles. Elles ne peuvent être grossières parce que l’opération est encore plus subtile. Un chirurgien qui opère le cerveau travaille quand même sur un matériel grossier. Mais quand on travaille sur le plan spirituel, l'opération devient de plus en plus délicate. Tout est en subtilité. Voilà un premier point.

On se demande aussi, « Comment est-il possible de faire un si grand pas en avant avec un effort aussi minime ? » Ce concept est irrationnel — non scientifique. Maintenant, la science sait que plus la particule est petite, plus elle est explosive. Plus elle est puissante, en fait. Plus la particule est petite, plus grand est son effet. Aurait-on pu concevoir cela avant 1945 ? Le poète, le rêveur le plus imaginatif aurait-il pu concevoir qu'avec deux explosions atomiques, on pouvait détruire totalement deux grandes villes — Hiroshima et Nagasaki ? Deux cent mille personnes rayées de la carte en quelques secondes. Et quelle force explosive a-t-on utilisé ? Un atome ! La particule la plus petite. On ne peut pas voir l'atome. On ne peut pas le voir avec les yeux mais on ne peut pas le voir non plus à l'aide d'un quelconque instrument. On ne peut que constater ses effets.

Ainsi, ne croyez pas que l'Himalaya soit imprenable parce que ses montagnes sont si hautes. L'Himalaya est tout aussi impuissant devant une explosion atomique. Un seul petit atome peut détruire toute la chaîne de l'Himalaya. Grandeur ne signifie pas forcément puissance. Au contraire, plus l'unité est petite, plus elle est pénétrante ; plus elle est petite, plus elle est chargée de pouvoir.

Ces petites techniques sont « atomiques ». Ce n'est pas parce qu'on travaille sur de « grandes » choses que l'on est « grand ». On pourrait penser que l'importance de la personne est liée à la grandeur ou la petitesse du matériel qu'elle manie. Hitler maniait des masses ; Mao manie des masses. Et Einstein et Planck travaillaient dans leur laboratoire sur des petites unités de matière — des particules d'énergie. Mais, en fin de compte, avant les travaux d'Einstein, les politiciens étaient impuissants. Ils travaillaient sur une plus grande échelle mais ils ne connaissaient pas le secret de la petite unité.

Les moralistes se placent toujours sur des plans « élevés », mais ce sont en réalité des plans grossiers. Ils consacrent leur vie entière à la morale et à contrôler tous leurs actes.

La préoccupation du tantrisme n'est pas là. Le tantrisme se préoccupe des secrets atomiques de l'être humain, de l'esprit humain, de la conscience humaine. Et le tantrisme a découvert des secrets atomiques. Si vous les comprenez, leur résultat est explosif — cosmique.

Il ne faut pas manquer de noter un autre point. Quand vous dites, « Comment se fait-il qu'avec un exercice aussi petit, aussi simple, on puisse atteindre l'Illumination ? », vous ne faites pas l'exercice. Vous réfléchissez à son sujet. Si vous le pratiquiez, vous ne diriez pas que c'est si simple. L'exercice a l'air simple parce qu'il suffit de deux ou trois phrases pour le décrire.

Connaissez-vous la formule de la bombe atomique ? Elle se réduit à deux ou trois mots. Et avec ces deux ou trois mots, ceux qui peuvent comprendre, ceux qui peuvent utiliser ces quelques mots, peuvent détruire la terre entière. Mais la formule est toute petite.

Ces exercices aussi sont des formules. Alors, si vous considérez simplement la formule, elle vous semblera une toute petite chose, très simple. Mais elle ne l'est pas ! Essayez de pratiquer cet exercice. Quand vous le ferez, vous vous apercevrez que ce n'est pas si simple. Cela paraît simple mais c'est une des choses les plus profondes. Analysez le processus, vous comprendrez.

Quand vous inspirez, vous ne sentez  jamais l'air. Vous n'avez jamais vraiment senti votre respiration. Vous allez me répondre immédiatement, « Ce n'est pas vrai. Il se peut que nous ne soyons pas continuellement conscients de respirer, mais nous sentons notre respiration. » Non, vous ne sentez pas votre respiration : vous sentez le passage.

Regardez la mer : les vagues sont là ; vous les voyez. Mais ces vagues sont créées par l'air, par le vent. Vous ne voyez pas le vent. Vous en voyez l'effet sur l'eau. Quand vous inspirez, l'air touche vos narines. Vous sentez vos narines, mais vous ne sentez jamais l'air. Il pénètre en vous ; vous sentez le passage. Il ressort ; là encore, vous sentez le passage. Vous ne sentez jamais l’air de votre respiration. Vous sentez son contact, son passage.»

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


Compte rendu de « Comment développer une mémoire extraordinaire » de Dominic O’Brien (huitième partie), « La méthode des liens ».


Virtual Magie, le site français de référence sur la prestidigitation.

Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Initiation au mentalisme,à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu détaillé du livre qui est pour moi le meilleur des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoireextraordinaire de Dominic O’Brien, huit fois champion du monde de mémoire et qui était un élève à la fois lent et inattentif.

Dans le chapitre « La méthode des liens », Dominic O‘Brien, vous fait faire des exercices pour développer votre créativité, qui sera un des qualités déterminantes dans votre mémorisation.

Voici ce qu'il écrit : "Lorsque j’enseigne la méthode des liens, je demande à mes élèves combien de temps ils pensent pouvoir se rappeler cinq mots dans l’ordre. La plupart d’entre eux s’imaginent qu’ils les oublieront en quelques minutes. Quand ils constatent que la réalité est tout autre, ils sont surpris. En fait, cette méthode est si efficace que la liste reste souvent gravée dans la mémoire pendant plus de 24 heures. Je doute qu’on puisse atteindre ce degré de réussite en se répétant les mots pour les apprendre par cœur.

Cela dit, il faut convenir qu’il s’agit seulement de cinq mots. Ajoutons-en deux et appliquons la méthode aux sept termes suivants : « bateau », « pneu », « colis », « bouton », « chou », « souris » et « botte ». Voici l’histoire que j’ai inventée pour m’en rappeler : je dérive doucement dans un bateau sur une mer calme. Alors que j’approche du rivage, je vois un pneu sur le sable. Je le fais rouler, jusqu’à ce qu’il s’arrête à côté d’un colis. J’ouvre celui-ci et je découvre qu’il contient un gadget muni d’un bouton rouge clair. La curiosité s’empare de moi. J’appuie sur le bouton, et un chou se matérialise comme par magie. Il s’en échappe une souris effrayée, qui détale pour aller se cacher dans une botte oubliée plus loin.

Le plus fascinant est que l’apprentissage par cœur et la répétition peuvent prendre des heures et donner de piètres résultats, alors que la méthode des liens est rapide (il ne m’a fallu que 30 ou 40 secondes pour composer cette histoire) et généralement fiable. Le secret ? Cette technique donne un sens à des éléments qui n’ont aucun rapport entre eux. Pour s’en souvenir, il suffit de les présenter dans un contexte qui les lie à une réalité comportant une certaine logique.

Jouez un tour à votre esprit

D’après mon expérience, la narration à la première personne est ici d’une grande importance. En vous campant dans un rôle, vous jouez un tour à votre esprit. En effet, celui-ci croit que vous avez véritablement vécu cette expérience. Cependant, vous ne pouvez lui jouer ce tour que si vous avez rendu les images les plus réelles possible, ce qui nécessite l’engagement de tous vos sens. Plus vos associations seront vivantes, plus elles vous reviendront facilement à l’esprit.

Voici la raison pour laquelle la narration à la première personne fonctionne si bien : si vous faites partie de l’histoire, vous associerez des émotions aux événements. Lorsque vous injectez une dose d’humanité, de vulnérabilité et de « réalité » dans l’histoire, votre cerveau y croit et la retient donc plus facilement. Chose intéressante, les circuits de votre cerveau (les neurones individuels et les réseaux qu’ils forment) ne peuvent faire la distinction entre la réalité et l’imagination. Vous seul, en tant qu’être conscient, connaissez la vérité. Voilà pourquoi il est si facile de jouer un tour à votre esprit.

Au fil des ans, bien des gens m’ont dit craindre que ce genre de techniques ne leur soit pas adaptée. En effet, ils ne pensaient pas être assez créatifs pour ancrer les images. Il est important de préciser ici que les scénarios imaginés dans le contexte de ces méthodes doivent se trouver dans la sphère du possible ou, du moins, suivre une certaine logique. L’histoire qu’on invente peut être un peu étrange, mais il faut qu’elle soit plausible. Par conséquent, il n’y a rien de fantastique là-dedans. Il n’est donc pas nécessaire de fournir des efforts surhumains pour faire preuve de créativité.

Par ailleurs, je tiens à vous faire une confession rassurante : même si, aujourd’hui, la mémorisation par association est comme une seconde nature pour moi, mes images mentales ne sont pas si détaillées. Parfois, elles contiennent peu de couleurs vives et peu de formes ; parfois, elles sont caricaturales. À coup sûr, elles sont loin d’être parfaites. J’évoque des scénarios qui sont tout juste suffisants pour tisser des liens dans mon esprit. Cependant, comme vous n’en êtes probablement qu’à vos débuts, je vous conseille de rendre vos images les plus précises possibles. Lorsque vous serez à l’aise avec la méthode, vous pourrez prendre des raccourcis."


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu de «Comment développer une mémoire extraordinaire» de Dominic O’Brien (septième partie), « Le pouvoir des associations ».





Sans commentaire !


Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu détaillé du livre qui est pour moi le meilleur des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien, huit fois champion du monde de mémoire et qui était un élève à la fois lent et inattentif.

Dans le chapitre « Le pouvoir des associations », Dominic O‘Brien, vous fait faire des exercices pour développer votre créativité, qui sera un des qualités déterminantes dans votre mémorisation. Cet article est la suite de celui-ci.


« Chapitre  4. Le pouvoir des associations.

Les précédents exercices étaient destinés à évaluer votre capacité à utiliser vos sens pour faire des associations entre des notions a priori totalement différentes. Il s’agit là de la première étape vers une mémoire parfaite. Cependant, pour que la démarche soit vraiment efficace, vous devez être en mesure de tisser rapidement des liens solides. Heureusement, votre cerveau est un outil puissant lorsqu’il est question d’associations car il cherche sans cesse à établir des liens. Le problème n’est donc pas d’ordre cérébral, il se rapporte plutôt aux interférences qui vous empêchent de réfléchir librement, de jongler mentalement, et qui vous font parfois « trébucher ».

Si ces interférences vous gênent quand vous tentez de penser librement et de façon créative, vous devez apprendre à lâcher prise. N’essayez pas de calmer votre cerveau, d’étouffer les bruits intérieurs ou de donner un sens à la manière dont les associations se créent. Dites-vous simplement qu’elles existent et donnez-leur libre cours.

Nous sommes conditionnés à classer nos expériences selon des catégories particulières. Si je vous dis le mot « fraise », vous avez probablement l’image mentale d’un petit fruit rouge et pulpeux. En revanche, que se passe-t-il si vous laissez libre cours à votre imagination ? L’image de la fraise apparaît, bien sûr, mais peut-être pouvez-vous aussi la goûter, la sentir. Sa peau est-elle rugueuse ou lisse ? Le fruit pousse-t-il sur un plant ou est-il dans un bol, avec d’autres fraises ? Si vous laissez votre esprit vagabonder, les associations se multiplient et s’enrichissent. Elles sont également plus vives. Peut-être vous souviendrez-vous d’un pique-nique où vous avez mangé des fraises. Étiez-vous avec un ami ? Les fraises étaient-elles trempées dans du chocolat ou de la crème ? Comment était habillé votre ami et quels étaient vos sujets de conversation ? Voilà, votre imagination a pris une nouvelle direction. Le souvenir vous entraînera vers une suite inédite d’associations libres, jusqu’à ce que vous soyez loin de votre point de départ. En fait, ce que vous imaginerez à la fin n’aura sûrement plus rien à voir avec les fraises. L’œuvre romanesque autobiographique de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, découle d’un flot de souvenirs associés au goût d’une madeleine trempée dans une infusion. 

Bref, quand vous laissez votre imagination s’exprimer librement, elle vous entraîne sur des territoires inexplorés. Vous permettez ainsi à votre mémoire de faire rapidement des associations avec précision et dynamisme. Ce sont les composantes essentielles d’une mémoire parfaite.
Au-delà de la vitesse, voire de l’instantanéité, des liens, l’œuvre de Marcel Proust et vos associations libres sur les fraises vous enseignent que ces associations sont complexes et multidimensionnelles. Tout d’abord, vos émotions entrent en ligne de compte. En général, avant même de vous rappeler les détails d’un événement, vous vous souvenez de ce que vous ressentiez à ce moment. Par exemple, quand je pense au jour où j’ai appris à faire du vélo, la première chose qui me vient à l’esprit est le sentiment d’exultation – et la petite inquiétude – que j’ai éprouvé en réalisant qu’il ne tenait qu’à moi de rester en selle.

Une fois que les émotions ont ravivé l’événement, les sens prennent la relève. L’odorat a un lien solide avec les processus mnémoniques : le bulbe olfactif et certaines des parties du cerveau, qui sont associées à la mémoire et à l’apprentissage, ont un lien physiologique étroit. Par conséquent, si vous évoquez votre première expérience du vélo, il est possible que vous vous souveniez d’abord des odeurs qui vous entouraient quand vous pédaliez. Il se peut aussi que les sons vous reviennent en premier (par exemple, le vent qui soufflait dans vos oreilles), ou encore, certains éléments visuels : vous avez peut-être une image précise de la scène, surtout si elle comportait quelque chose de mémorable, de puissant ou d’inhabituel. En ce qui me concerne, je pense parfois à une chanson en particulier qui me rappelle un événement et déclenche souvent un afflux d’émotions.

Lorsque j’apprends à mes élèves à faire des associations libres, je leur demande fréquemment de penser à leur premier jour d’école. Tentez l’expérience. Vous avez peut-être un souvenir vague du moment où vous vous êtes approché du bâtiment, ou une image fugace de l’enseignant qui vous a accueilli. Cependant, je suis prêt à parier que l’état dans lequel vous étiez est l’élément dont vous vous souvenez le mieux. Pour ma part, j’étais excité, mais inquiet. J’avais envie d’y aller, mais je ne voulais pas quitter la sécurité du foyer. Pourtant, une fois sur place, je me suis senti heureux. Je me rappelle m’être amusé avec mes nouveaux amis. J’ai également tout un éventail de souvenirs sensoriels : l’odeur du macadam dans la cour de récréation, le bruit de la cloche nous convoquant à nos premiers cours, le goût des yaourts de la cantine (qui semblaient plus riches et plus crémeux que ceux de la maison). Je me rappelle aussi la sensation des briquettes de jus de fruit et le bleu de la paille que nous utilisions pour percer leur couvercle et boire leur contenu. Si vous aiguisez votre capacité à tisser des liens et à donner vie à des épisodes de votre passé à l’aide de vos émotions, de vos sens, de votre logique et de votre créativité, vous mémoriserez plus facilement les nouvelles données. De plus, vous pourrez laisser votre esprit établir des liens rapides et crédibles. Les associations instantanées constituent un aspect important du développement de la mémoire. En fait, ces associations sont les plus utiles.

Mes premiers souvenirs
Chaque fois que j’entends les mots « lit d’enfant », je recule dans le temps jusqu’à mes tout premiers souvenirs. Je devais avoir 2 ans ; je secouais les barreaux de mon lit et j’appréciais la sensation que me procurait le fait de bondir avec énergie. D’après ma mère, je me dégourdissais les muscles, comme un boxeur sur le ring. Il est fascinant de constater jusqu’où le cerveau peut remonter quand on le laisse errer librement dans les profondeurs de l’esprit.

Des associations en chaîne

Vous savez maintenant qu’un simple mot peut pousser votre cerveau à vous immerger dans un flot de souvenirs. Étape suivante : cherchez à déceler les liens entre des termes qui n’ont en apparence aucun rapport. Si vous procédez ainsi et si vous combinez vos trouvailles avec l’imagination et l’utilisation du souvenir, vous disposerez de la clé de la compétence fondamentale en matière de mémorisation.
Sans point de référence, il vous serait impossible d’établir des liens entre deux concepts, qu’il s’agisse de mots, d’objets ou d’activités. Votre passé vous fournit ces jalons, sous la forme d’apprentissages, que vous devez utiliser pour jeter des ponts entre les choses. Dans votre vie, tout s’emboîte, comme les morceaux d’un casse-tête. Pour établir des liens efficaces, vous devez employer le moins de morceaux possible, c’est-à-dire repérer les associations les plus évidentes dans votre banque de données. Voyons quelques exemples.

Supposons que je veuille mémoriser les mots « mur » et « poule ». Dans le flot infini de souvenirs associés à ces termes, je dois trouver le pont qui les relie. Le mot « mur » me fait penser à l’album The Wall de Pink Floyd, au mur que j’escaladais lorsque j’étais enfant, à celui que je franchissais pour aller à l’école, et ainsi de suite. Les associations se multiplient et, tout à coup, je tombe sur le lien le plus évident : la comptine Une poule sur un mur. Eurêka ! Une poule est sur un mur, qui picore du pain dur, picoti, picota, lève la queue et puis s’en va. Je donne vie à cette association en évoquant le souvenir suivant : je suis un enfant et je récite cette comptine. Le lien entre mon enfance et la comptine est assez puissant pour créer un scénario logique. Cela semble laborieux mais, dans la pratique, mon cerveau a tissé ces liens extrêmement vite.

Supposons maintenant que je veuille établir un lien entre les mots « stylo » et « soupe ». Grâce à l’association libre et à l’imagination, je trouve les possibilités suivantes : j’utilise un stylo pour remuer la soupe, pour y faire des dessins, peut-être même pour y écrire un mot ; je remplis un stylo de soupe, comme si c’était de l’encre, pour écrire une lettre ; je me sers d’un stylo comme d’une paille pour boire la soupe, etc. Les liens avec mon passé ne sont pas aussi évidents dans cet exemple, mais toutes ces associations s’appuient sur mon expérience du stylo et de la soupe. Bref, la mémoire est indissociable de l’association. »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu de « Votre cerveau est extraordinaire, 50 astuces de mentaliste qui vont vous changer la vie » par Fabien Olicard.



Le livre de Fabien Olicard.

Je n’ai pas honte de le dire, j’adore les livres de vulgarisation ! J’aime, dans le domaine du mentalisme et de la mnémotechnie, Les secrets du mentaliste de Viktor Vincent et Les secrets des grands mentalistes de Pascal Le Guern et Tibor le mentaliste. Pour moi, une de nos tâches en tant que spécialistes du mentalisme et de la mnémotechnie est d’aider et d’éclairer les gens qui débutent (vous pouvez aussi vous référer à mon livre Initiation au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie). Quelqu’un qui aborde le mentalisme ne peut pas absorber d’emblée les trois tomes des Subtilités psychologiques de Banachek. C’est pourquoi j’ai trouvé très intéressant Votre cerveau est extraordinaire : 50 astuces de mentaliste qui vont vous changer la vie, le livre de Fabien Olicard.

Je parlerai plus des articles sur la mnémotechnie comme par exemple « L’outil miracle pour votre mémoire : la table de rappel », « Visiter son palais mental » et « La PAO pour tout retenir », que je trouve très bien faits, et des articles sur le développement personnel  comme « Visualiser en 3 D dans son esprit » que de ceux que l’on pourrait étiqueter comme du mentalisme pur et dur. Je fais une exception aujourd’hui en abordant la « définition du mentalisme » qui est le premier article du livre de Fabien Olicard.

Voici ce qu’écrit Fabien Olicard (et je suis à 99 pour 100 d'accord avec lui) :

« Je me définis souvent comme étant mentaliste. Pourtant ce livre ne s'appelle pas « Devenez mentaliste » ou « Guide du mentalisme », et vous savez pourquoi ? Parce que ce genre d'ouvrage ne peut pas exister réellement... Pas plus qu'une formation pour devenir mentaliste...

Attention, je ne dis pas que de tels livres ou de telles formations sont inintéressants. Le problème est ailleurs : il est dans la définition même du mentalisme. Si votre définition diffère de celle de l'auteur (ou du formateur), vous serez forcément déçu.

Car à ce jour il n'existe aucune définition universelle mettant tout le monde d'accord sur ce qu'est un mentaliste ou ce qu'est cette discipline. Certains voient cela comme un don, d'autres comme des éléments rationnels. Ils ont tous raison... Car quand il n'y a pas de définition, alors aucune n'est mauvaise en soi.

J'utilise le mot mentaliste parce que c'est avec lui que je me reconnais le plus. En réalité, je suis simplement passionné par tout ce qui touche au mental. Mais je me suis défini ainsi, je me suis autoproclamé mentaliste. Personne ne m'a adoubé.

Vous vous demandez quelle est ma définition du mentalisme. La voici ! Pour ma part, le mentalisme vise à exploiter les possibilités innées que nous offre notre mental dans le but d'être plus performant, plus autonome et de vivre mieux. Mais aussi dans le but de divertir, de bluffer et d'interpeller.

Les outils que j’utilise viennent ainsi du monde de la psychologie, de la déduction, de l'influence, de la prestidigitation et de la mnémotechnie.

Au final, tout ce que je peux faire en public est rationnel à 100 % et entièrement explicable. Je me défends de posséder un quelconque pouvoir ou don inexpliqué, tout le monde peut être amené à reproduire ce que je fais moyennant une somme de travail (apprentissage, recherche, curiosité et entraînement). »


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

mercredi 5 juillet 2017

Pause dans le blog avec Osho et son ouvrage « Le livre des secrets » (quatorzième partie), La spiritualité est un trésor caché.



Une des premières éditions du Livre des secrets.


Osho au départ ne s’appelait pas Osho. Il est né sous le nom de Rajneesh Chandra Mohan Jain. Puis il s’est fait connaître dans les années 70 et 80 en se présentant comme Bhagwan Shree Rajneesh. Il publie en 1974 The book of secrets (Le livre des secrets), un livre au titre mystérieux mais au contenu passionnant. Osho est pour moi un des écrivains qui a le mieux parlé de la spiritualité et de la méditation. Il était mystique mais ne croyait à aucun dieu. Il a fait scandale plusieurs fois, d’abord avec un livre sur la sexualité (Sous la couette, sexualité voie de l’extase), ensuite avec la révélation de sa grande fortune personnelle (il possédait plusieurs voitures de luxe). Il y a plusieurs ouvrages de lui que j’ai beaucoup aimés (par exemple Être en pleine conscience, une présence à la vie et Autobiographie d’un mystique spirituellement incorrect). Cet article est la suite logique de celui-ci.

Je vais vous parler à présent du chapitre 4 du Livre des secrets, « Les ruses du mental et comment les déjouer ». Cet article est la suite logique de celui-ci où il est expliqué que la spiritualité est un trésor caché à l’intérieur de nous.

« La spiritualité est un trésor qui est caché à l’intérieur de nous. Il ne s'agit pas de l'atteindre un jour. Vous ne l'avez pas encore reconnue, mais elle est déjà en vous. Le trésor est en vous. Et pourtant, vous continuez à mendier la spiritualité. Au lieu de chercher en vous le trésor qui vous ferez un empereur, vous continuez à être mendiant sans connaître ce qu’il y a en vous.
Des techniques simples peuvent vous aider. Creuser, enlever un peu de terre n’exigent pas un gros effort. Et vous pouvez devenir empereur à la minute. Il suffit de creuser un peu pour enlever la terre. Et quand je dis enlever la terre, ce n'est pas seulement symbolique. Votre corps fait, littéralement, partie de la terre, et vous vous identifiez à lui. Enlevez un peu de terre, creusez un trou, et le trésor apparaîtra.

Nombreuses sont les personnes qui, se demandant, « une technique aussi simple — prendre conscience de sa respiration, prendre conscience de l'air qui pénètre dans le corps et qui en sort, prendre conscience de l'intervalle qui sépare ces deux actions — une telle technique est-elle suffisante ? » Une chose aussi simple ! Est-ce suffisant pour atteindre l'illumination ? Est-ce la seule différence entre vous et Bouddha ? Le fait que Bouddha ait pris conscience de l'instant qui séparait l'inspiration de  l'expiration ? Cela semble illogique. La distance est grande entre un Bouddha et vous. Elle semble infinie. La distance entre un mendiant et un empereur semble également infinie, et pourtant le mendiant peut devenir empereur s’il possède simplement un trésor caché.

Bouddha était un mendiant comme vous. Il n'a pas toujours été un bouddha. A un moment, le mendiant est mort, et Bouddha est devenu le Maître. En réalité, ce n’est pas un processus graduel ; ce n'est pas Bouddha qui, en accumulant des richesses a  fini par  devenir empereur. Non, un mendiant ne devient jamais empereur en accumulant des richesses : il restera un mendiant. Il deviendra peut-être un riche mendiant mais il restera un mendiant. Et un mendiant riche est encore plus pitoyable qu'un mendiant pauvre.

Brusquement, un jour, Bouddha a découvert le trésor caché. Alors, il est devenu le maître. La distance entre Gautama Siddhartha et Gautama Bouddha est infinie. Comme celle qui existe entre vous et un Bouddha. Mais le trésor est caché en vous comme il était caché en Bouddha.

Une technique simple — la plus simple des techniques — peut vous être d'un grand secours. Voici un autre exemple : imaginez qu'un homme soit né aveugle à cause d'une maladie des yeux. Pour un aveugle, le monde est différent. Mais une petite opération peut tout changer, parce que seuls, ses yeux sont malades. A partir du moment où ils sont guéris révélant le regard, il peut commencer à voir avec ses yeux. Le regard était déjà là ; seules, les fenêtres manquaient. Vous êtes dans une maison sans fenêtres .Mais vous pouvez creuser un trou dans le mur, et brusquement, vous verrez la lumière extérieure.

Nous sommes déjà ce que nous pouvons être, ce que nous devrions être, ce que nous serons. L'avenir est déjà caché dans le présent. Les possibilités sont là, à l'état latent. Il suffit simplement de briser une fenêtre. De pratiquer  une petite opération chirurgicale. Si vous parvenez à comprendre cela — que la spiritualité est déjà là, qu'elle existe déjà — alors, l'effort le plus minime suffit.

En réalité, il n'est pas besoin de faire beaucoup d'efforts. Je dirais même que plus l'effort est petit, plus grand est son effet. Il arrive souvent que plus on s'acharne à atteindre la spiritualité et moins on  y arrive. L'effort même, la tension, l'« activité » déployée, le désir, l'espoir, deviennent obstacles. Mais avec un tout petit effort, « un effort sans effort », comme dit le Zen — faire comme si on ne faisait pas — il vous est facile d'atteindre la spiritualité. Plus vous vous acharnez, et moins vous avez de chances d'y parvenir. Parce que vous utilisez une épée là où il faudrait une aiguille. L'épée ne peut vous être d'aucune aide. Elle a beau être plus grande, si l'on a besoin d'une aiguille, l'épée ne conviendra pas. »

Voilà. C’est tout pour le moment. La suite au prochain numéro. Amitiés à tous.


Compte rendu de «Mémoire illimitée » de Kevin Horsley (neuvième partie), Chapitre 5, donner vie à l’information.




La mémoire photographique n'existe pas vraiment.

Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu croisé de deux livres qui sont pour moi les meilleurs des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien et Mémoire illimitée de Kevin Horsley.

A présent, je vais traiter de Mémoire illimitée de Kevin Horsley, et résumer le début de son chapitre 5: « Donnez vie à l’information».

« Votre esprit est le plus grand système de divertissement au foyer jamais créé. »
Marc Victor Hansen

"Nombreux sont ceux qui rêvent d'avoir une mémoire photographique, qu'ils définissent comme la capacité de saisir très rapidement, et sans effort, des images mentales de certaines informations pour ensuite les évoquer de mémoire en détails. Dans un tel cas, votre esprit agirait comme un appareil qui prendrait des photos de tout ce que vous avez besoin de savoir. Malheureusement, toute mémoire parfaite exige qu'on y consacre des efforts conscients, et la mémoire photographique est un mythe.

La mémoire constitue un processus créatif et non photographique. En fait, nombre de gens que l'on dit doués d'une mémoire photographique ne font qu'utiliser, à un certain degré, toutes les méthodes que vous apprendrez dans les articles suivants. Si vous les intégrez à votre vie, vous exploiterez vous aussi la puissance naturelle de votre mémoire. La mémoire parfaite est une compétence et non un don spécial.

Avez-vous déjà fait l'expérience suivante ? En pleine séance d'examen, vous vous rappelez à quelle page du manuel se trouve l'information dont vous avez besoin, mais vous en ignorez le contenu ? Ou encore, vous avez à peine lu une page que vous vous demandez : «Mais qu'est-ce que je viens de lire ?» De telles situations se produisent parce que vous n'avez jamais donné vie à l'information.

Réfléchissez un instant ! Que se passe-t-il lorsque vous lisez un roman ou une histoire ? Vous en créez une sorte de film dans votre esprit, n'est-ce pas ? Vous pouvez vous rappeler les noms des personnages, des lieux et des événements, parce que vous pouvez les voir et en créer des images tout au long de votre lecture. Vous faites usage de votre imagination et de votre créativité naturelle.

Cependant, lorsque les gens commencent à apprendre d'un manuel, ils essaient de se faire une image mentale d'une page ou d'en enregistrer le contenu, mais sans faire appel à leur imagination. Au contraire, les gens qui apprennent rapidement ou qui disposent d'une soi-disant mémoire photographique appliquent leur créativité à tout ce qu'ils apprennent ; ils en ont peut-être appris l'art dans le passé, ou bien ils utilisent ces principes naturellement ou inconsciemment.

La plupart des gens essaient de se souvenir d'informations à l'aide de leur ouïe. Ils se les répètent souvent, en espérant qu'ils s'en souviendront. Toutefois, le son compte de sérieuses limites parce qu'il ne s'associe pas facilement à d'autres souvenirs. De plus, un son est toujours séquentiel. Pour se rappeler quelque chose à l'aide d'un son, on doit traiter l'information depuis le début. En revanche, lorsqu'elle prend la forme d'une image, on peut la traiter aléatoirement et, par conséquent, en améliorer la compréhension.

Tout livre que vous aimez vraiment active en général votre imagination et donne vie à l'information. Ce livre vous absorbe tout naturellement, et vous ne souhaitez pas le déposer, parce que vous ne voulez pas que le « film » prenne fin.

Votre esprit est semblable à un écran de cinéma intérieur sur lequel vous pouvez demander que l'on projette de l'information. C'est de cette façon que nous pensons et apprenons efficacement. Chaque jour, votre cerveau opère des miracles, en convertissant de l'information sans vie en images et en idées. Lorsque vous en prenez conscience, chaque mot devient une image tracée avec des lettres, parce que les mots ne sont que des symboles d'images tridimensionnelles. D'après Arthur Gordon : «C'est incroyable à quel point nous tenons les lettres pour acquises ! Ces petits symboles noirs couchés sur papier, vingt-six formes différentes appelées "lettres", que l'on peut combiner sans fin en mots demeurent sans vie jusqu'à ce que quelqu'un les lise.»

Si votre cerveau était incapable de transformer des symboles en images, toute lecture et tout apprentissage seraient sans valeur et terriblement ennuyeux. Notre cerveau aime les images, et nous pouvons nous les rappeler facilement. Comme le dit le neuroscientifique John Medina : « On se souvient de seulement 10 p. 100 des informations que l'on a entendues trois jours plus tard, mais si on y ajoute une image, ce pourcentage grimpe à 65 p. 100.»

Certaines personnes se disent incapables de se faire des images mentales, mais nous le faisons tous ! Si vous étiez inapte à créer des images ou à vous les rappeler, vous souffririez d'un sérieux handicap. Apprenez à vous servir de votre imagination. C'est une compétence qui s'apprend et non un talent naturel.

Lire et comprendre s'inscrivent dans un processus de l'imagination. En fait, il s'agit d'une puissance qui s'apparente à la magie. Dans ce domaine, nous réussissons lorsque nous produisons des images dans notre esprit. Lorsque nous ne le faisons pas, nous nous sentons perplexes ou ignorants. Si je tentais de vous expliquer le fonctionnement d'un moteur automobile, que vous ignoriez à quoi ressemble ce moteur, et que je n'aie ni moteur ni image à vous montrer, vous éprouveriez beaucoup de difficulté à comprendre.

Plus nous transformerons l'information en images ou en films dans notre esprit, plus nous nous en souviendrons et mieux nous la comprendrons. Nous pouvons tous faire de notre apprentissage quelque chose de créatif et d'inoubliable, en utilisant notre imagination illimitée.
Vous pouvez apprendre à améliorer votre imagination en produisant des films mentaux enthousiasmants et ineffaçables. On réussit à le faire à l'aide du principe SEE (VOIR en français).

Le principe SEE se résume ainsi : sens, exagération et énergie.
Je l’étudierai dans un prochain article.


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.

Compte rendu de « Mémoire illimitée » de Kevin Horsley (huitième partie), Etre au présent, Les 2 derniers principes.



L'article "Histoire de la mnémotechnie" sur le site Virtual Magie.


Pour faire suite à mes trois articles sur la mnémotechnie sur le site Virtual Magie et à mon étude Introduction au mentalisme, à l'hypnose et à la mnémotechnie, je vais écrire un compte rendu croisé de deux livres qui sont pour moi les meilleurs des ouvrages actuels sur le sujet, Comment développer une mémoire extraordinaire de Dominic O’Brien et Mémoire illimitée de Kevin Horsley.

A présent, je vais traiter de Mémoire illimitée de Kevin Horsley, et résumer dans son chapitre 4: « Être au présent», les 2 derniers principes pour se concentrer sur le présent.

3. SACHEZ CE QUE VOUS VOULEZ

Les gens ne savent jamais vraiment ce qu'ils veulent tirer de l'information ; ils n'impriment pas de direction à leur esprit. Apprenez à répondre au présent à l'information, en créant un puissant BIC (but, intérêt et curiosité) dans votre esprit.

Le but. Avoir un but bien défini est important, parce que la clarté vainc la résistance. Souvenez-vous toujours de la raison pour laquelle vous lisez et apprenez une information et gardez votre but bien en vue. Si vous ignorez ce que vous voulez, comment saurez-vous si vous l'avez obtenu ? L'apprentissage soutenu par un but accroît l'attention, la compréhension et la rétention, et aide à organiser les pensées. Plus le but sera précis, plus vous obtiendrez d'informations. Si un but vague serait de vouloir en apprendre plus sur la mémoire en lisant le présent livre, un but précis serait d'en tirer un minimum de six stratégies clés pour l'améliorer. Concentrez-vous sur l'acquisition d'informations que vous pouvez utiliser, puis mettez-les en pratique. Comme l'a dit David Allen : « Si vous êtes incertain pourquoi vous faites une certaine chose, vous ne la ferez jamais assez souvent.»

L'intérêt. Votre degré d'intérêt établit la direction que doit prendre votre attention et, par conséquent, votre degré de concentration. Si ce que vous lisez n'est d'aucun intérêt pour vous, il vous sera presque impossible de vous le rappeler. Ce qui vous intéresse le plus vous motivera à être alerte, discipliné et concentré. Devant ce qui vous intéresse le moins, vous hésiterez et tergiverserez.

Lorsque le sujet vous intéresse, vous pouvez vous souvenir d'une grande quantité d'informations, si bien que tout semble automatique et que votre concentration est à son maximum. Vos déficits d'attention sont donc surtout des déficits d'intérêt. Votre esprit ne s'égare jamais ; il ne fait que se diriger vers des choses plus intéressantes et extraordinaires.

Nous savons tous que l'intérêt favorise la concentration, mais comment parvenir à s'intéresser à ce qui est terriblement ennuyeux ? En premier lieu, vous devez connaître quels sont vos champs d'intérêt pour ensuite établir des liens entre eux et la nouvelle information que vous apprenez. Par exemple, je m'intéresse à la formation et au partage de connaissances. Peu importe ce que je lis, j'y cherche toujours de l'information relative à ces sujets. Lorsque mes lectures et mon écoute passent par mon filtre (mes champs d'intérêt), je peux me concentrer. Je me pose alors des questions telles que : « En quoi ce que je lis est-il pertinent à la formation ? Comment cela améliorera-t-il ma vie ? Si je lis ou mémorise cela, saurais-je quelque chose dont peu sont au courant ? Cela me sera-t-il utile plus tard ? Comment ces informations peuvent-elles m'aider à atteindre mes objectifs ? » En d'autres mots, toute information « ennuyeuse » peut devenir intéressante, lorsqu'on la considère dans un bon état d'esprit. D'après Gilbert Chesterton, « Il n'y a pas de choses peu intéressantes, seulement des gens peu intéressés.» Alors, intéressez-vous !

La curiosité. Pour éveiller sa curiosité, il faut se poser des questions. Avant de commencer à lire ou à apprendre quoi que ce soit, posez-vous des questions motivantes. La plupart des gens se posent des questions qui ne les incitent pas à l'action. Ils jettent les yeux sur un livre et se disent, par exemple : «Pourquoi dois-je lire ce livre ? Il est trop gros et il m'a l'air ennuyeux.» En vous posant des questions de ce genre, de combien d'énergie disposeriez-vous pour apprendre ? Il faut vous poser des questions qui vous stimuleront à assimiler l'information, des questions telles que : « Dans quelle mesure cette information est-elle pertinente et applicable à ma vie en ce moment ? Comment m'aidera-t-elle à atteindre mes objectifs ? Comment puis-je l'appliquer à mon travail pour l'améliorer? Comment m'aidera-t-elle? Comment cette information fera-t-elle de moi une personne plus importante ? » Faites preuve de curiosité quant à votre esprit et à son fonctionnement. Selon Tony Robbins : «Le remède à l'ennui, c'est la curiosité. Pour celui qui se montre curieux, rien ne constitue une corvée ; l'étude est plutôt un automatisme — il veut étudier. Cultivez la curiosité et la vie se transformera en une joyeuse étude continuelle.»

4. SUPPRIMEZ L'INQUIÉTUDE

Imaginez-vous vous éveiller un jour sans avoir à vous inquiéter. Comment vous sentiriez-vous ? Vous seriez en paix. Aucune pensée effrayante ne viendrait à votre esprit, aucune qui déclencherait du stress en vous.

Imaginez-vous vous éveiller sans avoir à courir, à dicter le comportement des autres ou à influencer le gouvernement au moyen de votre raisonnement. Imaginez-vous ne pas être contraint de croire la rumeur inquiétante la plus récente.

Byron Katie a dit un jour : «Je ne peux trouver dans l'univers que trois sortes d'affaires : les miennes, les vôtres et celles de Dieu. Auxquelles travaillez-vous ?» On devient plus détendu lorsqu'on décide de résider dans son propre esprit et de s'occuper de ses affaires. La vie est facile lorsqu'on simplifie les choses et qu'on fait la paix avec son raisonnement. Lorsqu'on croit son mauvais raisonnement, on souffre. Combien de gens, d'événements et de choses avez-vous essayé de maîtriser au moyen de votre esprit aujourd'hui ? Ne quittez pas votre propre esprit et jouissez de l'énergie concentrée qui résulte de posséder un esprit alerte.

Vous ne vous inquiétez pas parce que vous vous faites du souci pour les autres, mais parce que c'est ce que vous avez appris à faire. L'inquiétude constitue un processus mental très créatif, et les questions que vous vous posez en sont la source. Si vos questions sont du style «et si », vous disposez votre esprit à s'inquiéter. Quand vous vous demandez constamment: «Et si je perdais mon emploi?», « Et si j'étais impliqué dans un accident de voiture ? », « Et si des criminels m'attaquaient ? », vous créez des petits films qui projettent constamment différents scénarios sur l'écran de votre esprit et qui donnent naissance à l'inquiétude.

Dites-vous plutôt : « Que ferais-je si je perdais mon emploi ?» et « Que ferais-je si j'étais impliqué dans un accident de voiture ?». Les films créés par ces questions ne dégénèrent pas en inquiétude, mais vous inspirent des étapes que votre esprit peut suivre. Créez une procédure pour différents scénarios et faites la paix avec votre raisonnement.

Apprenez à pratiquer la paix, parce que sans attention, il n'y a pas de rétention.

La plupart des gens passent d'une émotion intense à une autre. La concentration consiste à apprendre comment rester centré sur une chose. Lorsque vous concentrez votre puissance au même endroit, vous pouvez accomplir n'importe quoi. Imaginez que votre esprit est un flambeau. La plupart des gens le laissent bouger et éclairer au hasard, mais le vôtre devrait rester immobile et répandre une lumière vive. Rien ne peut améliorer votre concentration, sauf vous : c’est un travail intérieur.

A vous de décider dès maintenant ! Désirez-vous améliorez votre concentration, oui ou non ? Le choix sera toujours le vôtre. Par conséquent, cessez d’invoquer des excuses, révisez vos croyances et vivez le moment présent !


Voilà. C’est tout pour le moment. Amitiés à tous.